jeudi 22 mars 2012

Le bouquet de la semaine

Voici une section que je souhaitais inaugurer depuis un petit moment. En effet, toutes les semaines je m'offre des fleurs fraîches chez le fleuriste au marché, et du coup, beaucoup de très beaux bouquets se succèdent et disparaissent sans qu'il en reste de trace. Ce que je trouve relativement dommage! 
Alors je vous propose de vous les montrer (peut-être pas toutes les semaines.....) de temps en temps.
Alors voici  celui de cette semaine, un mélange de Pivoines ( les fleurs roses), de Tulipes blanches et d'Anémones bleues. Les Pivoines et les Anémones sont parmi les fleurs que je préfère!!!!
(je l'ai pris en photo hier, il date de samedi, du coup, les pivoine sont déjà un peu trop épanouies!!)

vendredi 16 mars 2012

Petites envies ....

.... pour grosse gourmandise littéraire.
Bon, pas de cris de joie, je n'ai toujours pas fini Oscar Wilde and the nest of vipers, 1- parce que j'ai pas mal de boulot ces derniers temps (cette semaine, je suis incollable sur les jardins de Versailles) et 2 - parce que mine de rien, en english c'est moins facile/rapide/addictif (rayer la mention inutile).

Par contre, ça et là, j'ai entrevue des choses qui me tentent bien bien bien.

1 - Intrigue à Venise, Adrien GOETZ.
Après Intrigue à l'anglaise, et Intrigue à Versailles, l'experte et conservatrice de musée la plus jeune de France, Pénelope reprend du service. Et ça me botte.
Voyez plutôt : 
Pénélope, la désormais fameuse conservatrice de Versailles, qui a déjà révélé les inquiétants mystères de la tapisserie de Bayeux (Intrigue à l'anglaise) et du château de Versailles (Intrigue à Versailles), passe une semaine à Venise pour un savant colloque. Un illustre écrivain français, qui ne publie que sur cette ville, meurt tragiquement. Bientôt, ce sont tous les "écrivains français de Venise", club d'habitude paisible, qui sont menacés. Pénélope se retrouve au cœur d'une énigme dont l'origine remonterait au fameux Bal du Siècle, donné par Carlos de Beistegui dans son palais de la Sérénissime en 1951. Aidée par son fiancé le journaliste Wandrille, elle se lance sur la piste d'un tableau de Rembrandt que personne n'a jamais vu et qui dormirait quelque part sur une des îles de la lagune. Les plus grands hommes de lettres français commencent à craindre pour leur vie...

2 - Oscar Wilde et le nid de vipères, Gyles BRANDRETH
Oui, je sais, je suis en train de lire, mais bon la version française, c'est pour après, pour voir si j'avais tout bien compris. Et puis ces bouquins sont géniaux, alors, je ne crains pas de les avoir dans toutes les versions possibles. 










3 -Nââândé !? : Les tribulations d'une Japonaise à Paris, Eriko NAKAMURA


Une Japonaise installée en France dresse le portrait plein d'amour et d'effroi des Français au quotidien. Nââândé ! ? (Mais que se passe t-il ! ?) C'est la question que cette jeune femme, mariée à un Français depuis dix ans, continue de se poser chaque jour. Dans les transports, chez le médecin, dans un dîner en ville, à la campagne, sur la côte d'Azur, pour une cérémonie de mariage, lors des réveillons, face à un policier, une baby-sitter, sur un marché, dans des toilettes publiques ou dans un magasin de luxe. Eriko Nakamura fait le tour de nos façons d'être, en nous expliquant comment cela se passe chez elle. Pudeur, convention, raffinement poussé à l'extrême et volonté de ne pas se faire remarquer d'un côté. Individualisme, hédonisme et grande gueule de l'autre. La confrontation est nécessairement spectaculaire. Et les hallucinations quotidiennes. Le médecin ? La scène classique d'un généraliste recevant dans son cabinet et demandant immédiatement de vous déshabiller est plus qu'inconcevable au Japon : ce serait un scandale national, et le médecin comme le patient se feraient sans doute hara-kiri. La police ? À Tokyo, chaque Japonais sait que, s'il a le moindre petit souci comme oublier son portefeuille, il pourra toujours compter sur le policier de son secteur pour le dépanner. À Paris, Eriko essaye de se faire à l'idée que les policiers ne sont pas du tout à son service. Les toilettes ? Quand on a l'habitude, comme tous les Japonais, de s'asseoir sur des toilettes impeccables et high-tech avec musique d'ambiance, vaporisation de parfum, triple jet d'eau et air pulsé, nos toilettes publiques sont... Nââândé ! ? Pourtant, tout au long du livre on sent l'amour d'Eriko pour notre culture qui, malgré tous ses défauts, a l'extraordinaire avantage de donner à chacun, et surtout aux femmes, la capacité de se réaliser. 

ça a l'air bien, non? En tout cas, ça doit être drôle et je pense que ça ne peut pas nous faire de mal de prendre un peu de recul sur ce qu'on est.


Bon voilà, Il ya plein d'autre choses qui me font de l'oeil, mais j'en garde sous la botte, histoire de remplir un prochain post, et en espérant que j'aurai fini mon livre en cours d'ici là.
 


samedi 25 février 2012

2012! Bonne Année, ...

... Ok, je suis très en retard question voeux.
Et je suis aussi très absente question posts!
A ma décharge, j'ai beaucoup travaillé depuis le mois d'octobre, et donc j'ai très peu lu! 
Sans faire de revue très précises j'aimerais tout de même vous parler de deux trois petites choses. 
D'abord d'une BD, un fois n'est pas coutume : D. d'Ayroles, Maïorana et Leprévost. 


J'avais lu le premier tome "Lord Faureston "quand il est sorti, il y a un petit moment, que j'avais beaucoup aimé, et le second tome "Lady d'Angeres" est enfin sorti peu avant Noël. 
Je vous le dit tout de suite, si vous n'accrochez pas aux histoires de vampires, passez votre chemin, parce que c'est très très très très (très très) inspiré de Dracula. Et m'est avis que le D du titre n'est pas touut à fait innocent.
Bref, des jeunes filles pures et innocentes, un chasseur un peu brut de décoffrage, une société anglaise guindée et frappée à la fois... des dessins sympathiques. 
Ajouter une légende
Même en ayant lu, relu, vu et revu des tas de choses autour du même thème, ce sont des BD originales qui valent le détour à l'occasion.
Je l'ai offert à un ami pour Noël, ne sachant pas trop ce qui pouvait bien lui plaire, bien m'en a pris, il s'est précipité pour acheter le second!! 








Qui dit Noël, dit vacances chez Moman, et qui dit vacances chez Môman dit glace et BDs! Bon là avec Noël, c'était plutôt buche glacée et BDs. 
Et donc j'ai relu les De Capes et de Crocs, (du même scénariste que D, d'ailleurs). 
9 tomes de plaisir (et je ne parle pas que de la buche glacé!)! 

C'est l'histoire d'un Loup hidalgo et d'un renard français  du XVIIe XVIIIe siècle à vue de nez, qui vont de quêtes en quêtes sauver des damoiselles en détresse sur les mers, sur la terre et éventuellement sur la lune avec humour et bons mots.

 
Voilà la 4e de couv du premier tome :
A bord d'un vaisseau turc, un coffre. Dans le coffre, un écrin, dans l'écrin une bouteille, dans la bouteille, une carte, et sur cette carte ... l'emplacement du fabuleux trésor des îles Tangerines! .... Il n'en faut pas plus à deux fiers gentilshommes, fins bretteurs, batailleurs et rimailleurs pour se jeter dans une aventure qui, de geôles en galères, les mènera jusqu'aux confins du monde.
Bref, j'aime beaucoup. Il y a pas mal de texte, je vous préviens, mais les dialogues sont très fins et ciselés. Vraiment agréable à lire, pas mal de sourires, quelques éclats aussi. 
Si vous aimez les duels à l'épée, les duels d'honneur pour les beaux yeux d'une jeune fille blonde en détresse, les pirates, les lapins, vous aimerez beaucoup! 
Je viens de voir que le tome 10 vient de sortir, je le veux, je le veux!!


Et sinon, je me suis mise un coup de pied dans le derrière et je me remise à lire, en anglais celà dit. C'est pour ça que c'est un peu long!!
J'ai attaqué Oscar Wilde and the nest of vipers, de Gyles Brandreth, dans la lignée des précédentes enquêtes que j'avais adorées. Alors, of course, en anglais, je ne comprends pas tout, surtout pas les petites nuances, mais ça se lit tout de même avec plaisir.
J'essaie de vous en reparler vite. 

lundi 3 octobre 2011

Septembre

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais vous parler des derniers livres que j'ai lu dans un seul message.
Voici donc les livres que j'ai lu courant septembre et dont je vais vous parler un peu :
Les étranges talents de Flavia de Luce, d'Alan BRADLEY
Forteresse Digitale, de Dan BROWN


Alors, commençons par Miss De Luce.
Les étranges talents de Flavia de Luce, d'Alan BRADLEY
Miss de Luce est mon premier emprunt à la bibliothèque, et m'avait déjà interpellé par sa couverture, il y a quelques semaines.
Voilà l'histoire d'une jeune fille, de 11 ans, qui habite dans une grande maison avec sa famille étrange, son père riche désargenté, hanté par le souvenir de sa femme morte, ses deux soeurs qui la déteste et son laboratoire de chimie digne des plus grands scientifiques.
Flavia est un génie, un génie en chimie (parce qu'en bon sens, ça reste à prouver!), un génie incompris et qui s'occupe en trafiquant chimiquement le maquillage de sa grande soeur pour qu'il lui donne des boutons.
Or une nuit Flavia entend des bruits étranges dans la maison, trouve un moineau cloué sur une porte, surprend une dispute dans le bureau de son père et découvre un cadavre dans le jardin. Commence alors son enquête, son enquête à elle. Parce que son père est suspect numéro 1 et qu'elle aimerait comprendre pourquoi il a fait ça, parce qu'elle découvre petit à petit, un peu par hasard et sans pouvoir s'en empêcher( bah oui, c'tun génie), que cette histoire remonte bien plus loin que la nuit de la dispute, remonte à un autre mort, 30 ans plus tôt.

C'est un livre plaisant, qui commence fort (je ne dirai rien pour ne pas gâcher la surprise!), et qu'on explore avec plaisir. Ce n'est pas un coup de coeur, ça aurait pu être plus si ou plus ça. Peut-être plus drôle, je ne sais pas, l'auteur n'est peut-être pas assez "dans la peau" de cette fillette de 11 ans, mais l'histoire est bien menée, l'intrigue intéressante et prenante. L'ambiance années 50 est bien rendue, celle du grand manoir sombre aussi. Et on aimerait que Flavia poursuive ses investigations aux travers d'autres enquêtes, grâce à son talent chimique et son sens de l'observation aiguë! 

Forteresse Digitale, de Dan BROWN
Premier livre de Dan Brown, écrit avant le Da Vinci Code, Anges et Démons et tout ceux qu'on a pu lire.
Alors, oui, j'aime ces livres, oui ce sont tous les même, oui s'il se passe un truc à la page 22 de l'un, il se passe une truc à la page 23 du suivant, histoire de garder le rythme.
Mais, malgré tout, malgré toutes les ficelles qu'on connait maintenant, on passe un bon moment, on se laisse porter par l'histoire et on joue, dès le début à trouver qui que c'est le méchant!
Celui-là ne déroge pas aux règles d'écriture de l'auteur, cependant, puisqu'écrit avant la grosse artillerie, il est moins "rythmé" dans le bon sens du terme, moins "comme il faut pour faire un best-seller".
L'histoire vous plonge dans l'univers des codes, des messages, et de la NSA, une des agences gouvernementales les plus secrètes (enfin de moins en moins depuis toutes les séries!!) des USA. La NSA possède une machine formidable, conçue par et pour les plus grands cryptographes et génies informatiques du monde pour craquer tous les codes, déchiffrer tous les messages codés qui soient. en général, cette grosse bête technologique mets quelques secondes à déchiffrer ce qu'on lui donne, quelques minutes au grand maximum. Or, voilà qu'un code tourne depuis 15 heures!!! Un code auto-régénerant, qui se recode en permannence. Un code impossible à décoder, et surtout impossible à créer, et pourtant!!
S'engage alors une course contre la montre (bah oui, c'est du Dan Brown) pour mettre la main sur la clé, la clé du code, qui permettra de l'ouvrir, avant que les terroristes et autres puissent correspondre en toute sécurité et que le chaos mondial se déclenche.

Et bien oui, j'ai aimé, il fallu que je le trimballe partout, pour savoir, pour connaître la fin!!
J'ai été prise dans la tourmente de nos deux héros et j'ai apprécié Séville, Séville qu'on parcours, et dont les mieux résonnent avec mes voyages.
Bref, un bon polar, dans la lignée des autres (enfin plutôt, annonciateur des suivants)!

Bon, je n'ai pas beaucoup lu et je me contraint par ailleurs à ne pas trop lire ce mois-ci, non seulement parce que j'ai eu un peu de boulot, comme toujours mais aussi parce que je poursuis le challenge fou d'améliorer grandement mon niveau anglais d'ici début décembre, en lisant des livres en anglais (mais étonnant je vais beaucoup moins vite qu'en français!), en écoutant des audios book, etc etc.
Souhaitez-moi bonne chance!!
 


mercredi 14 septembre 2011

Orgueil et préjugés et zombies - Seth GRAHAME-SMITH

Cette fois, j'ai fait dans le moins sérieux. 
Très curieuse de ce que ça pouvait donner, je me suis laissée tentée!
Explications :
Notre auteur se saisit du roman original et par ci par là, il modifie un peu les dialogues, ajoute une ou deux lignes et fait basculer la famille Bennet et M. Darcy dans un monde ou les morts ne sont pas vraiment morts parce qu'ils souffrent d'une étrange maladie qui les fait aimer la cervelle humaine!!
Et donc nos personnages doivent s'en défendre!
Bon, disons le tout de suite, c'est une très bonne idée et l’œuvre de Jane Austen s'y prête merveilleuse bien!!
MAIS, parce qu'il y a un mais..... je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout. Le problème c'est notre auteur, un garçon, bon ok, c'est peut-être un préjugé, notre auteur donc, un garçon donc, qui a trop joué au Ninja et avec son action man étant petit!! Parce que voilà, il en fait des tonnes, et quand je dis des tonnes, c'est vraiment des tonnes, pas genre juste un petit quintal, genre Eliza aime dévorer le cœur chaud de ses victimes (pas ceux des morts-vivants ! quand même, restons civilisés) et a une légèèère tendance à vouloir occire tout ce qui bouge et ne bouge pas. Nos demoiselles Bennet ont suivit l'entrainement Shaolin, et tutti quanti et s'entraine au dojo construit près de la maison.
Dommage donc. vraiment. Parce que le too much enlève le coté humoristique de la chose
Si quelqu'un le lit, ou l'a lu, j'aimerai quand même bien savoir ce qui arrive finalement à Charlotte, que j'ai laissée en fâcheuse posture.

lundi 25 juillet 2011

Crocodiles, Tortues, Ecureuils - Katerine PANCOL

soit
- Les yeux jaunes des crocodiles
- La valse lente des tortues
- Les écureuils de Central park sont tristes le lundi


Enormes succès, vous ne pouvez pas être passé à côté de ces trois livres, au moins de leurs couvertures très colorées dans les magasins.
Je dois bien avouer qu'au départ, j'avais un énorme préjugé sur Katerine Pancol et plus précisément sur ces trois livres. C'est à dire que dans Le Monde, il associait ça à de la littérature divertissante, genre de gare, genre Marc Lévy dans ces moins bons livres. (Je n'ai rien contre Marc Lévy, mais après "et si c'était vrai", j'ai tout détesté, trop de bons sentiments, pas assez d'humour ni de second degré.... bref, j'ai un peu de mal quand même).
Donc, faisant mon intello pimbêche, je m'étais dit, Non, ça doit être de la m....
Sauf que dans le supplément Livres du Monde, c'est comme dans Télérama, faut pas toujours se fier aux critiques, voire même, on aime en général que ce qu'il déteste! et ça s'est démontré encore une fois!
J'ai entendu Katerine Pancol à la radio, sur Radio Classique, où elle parlait de ses goûts musicaux bien-sur, et de son enfance, de sa vie et de ces romans. Et cette femme m'a plu, beaucoup.

Et j'ai craqué, j'ai acheté le premier (les crocos) parcequ'il ya avait les 5 pour 20 euros ou un truc du genre... et puis, PAF.
PAF = le premier qui ose me déranger pendant que je lis, je lui explose la tête, = je dormirai pas, je mangerai pas tant que j'ai po fini (hum, si seulement c'était vrai!!)

Bref, vous l'aurez compris, j'ai accroché comme jamais.
J'ai tout de suite adoré et de détesté certain personnages, voulu savoir la suite, voulu partager un moment dans leur petit monde, pas si différent du notre.
Embarquement avec Joséphine, qui vient de plaquer son mari, avec ses deux filles Hortense (délicieusement directe et odieuse) et Zoé, de Shirley sa voisine et de son fils Gary, de sa soeur Iris femme sublime, riche, en mal constant de reconnaissance........
Bref, ces romans tournent autour d'une galerie de personnages très différents les uns des autres, très bien campés, décris, animés, et qu'on ne veut plus quitter.
L'histoire est impossible à résumer sans dévoiler ce qui fait le sel de ces livres, donc je me tais, mais sachez qu'on suit le quotidien de cette famille et de ceux qui gravitent autour.
Quotidien somme toute très ordinaire et tout à fait extraordinaire à la fois, comme le sont presque toutes les vies.
J'ai lu ça et là qu'il y avait des longueurs, des intrigues dont on se fiche, etc... à part les élucubration de la vilaine Henriette, j'ai aimé toutes les histoires emmêlées!
J'ai dévoré les deux premiers à la suite (note merci à la FNAC de Séville, Espagne de le vendre aussi en français!!)
et me suis jetée sur le troisième comme la misère sur le monde... (c'est une expression de ma grand-mère).
Et même si, il semble que point de quatrième ne viendra, je ne peux m’empêcher d'espérer...... parce que j'ai l'impression d'avoir quitté des amis.

dimanche 3 juillet 2011

Le diable dans la ville blanche - Eric LARSON


C'est mon patron qui m'a parlé de ce livre, parce que je faisais mon mémoire sur l'expo universelle de Séville, 1929 et que ce livre parle justement de la construction d'une grande exposition universelle, celle de Chicago.
Honnetement, des livres sur le sujet j'en avais déjà pas mal picolé, et en plus, avec ce fichu mémoire à finir, j'avais plus le temps!
Sauf que le titre m'a intrigué. Sauf que la couverture m'a beaucoup plut. Sauf que j'ai lu la quatrième de couverture, et que dès cet instant s'en était fini de moi.
Nous sommes donc à Chicago, en 1890, et miraculeusement, la ville est préférée à New York pour accueillir la prochaine exposition universelle, celle qui doit justement rivaliser et même dépasser Paris, Paris et son champ de mars, et sa fichue Tour Eiffel et ses centaines de milliers de visiteurs par jour.
L'inauguration aurai lieu en 1893, Messieurs les architectes, vous avez moins de deux ans pour créer l'impossible, le construire et faire honneur aux Etats-Unis. Sinon, la honte s'abattra sur Chicago et sur le pays tout entier alors que New York se réjouira.
Youpi! Mais oui oui, bien-sûr, déjà qu'aujourd'hui on construit rarement quelque chose en moins de 3 ans, alors construire l'équivalent d'une ville et encore, une ville somptueuse, faite de palais, de prouesses techniques à cette époque, on voit bien le gros gros défi!
Le livre vous entraîne à la suite des architectes et du paysagiste pour suivre la naissance et la construction d'un événement pareil dans un Chicago de la fin du XIXe, où les rues sont sombres, sales et où les jeunes filles disparaissent étrangement.
En effet, alors que l'événement le plus brillant se prépare, un destin plus sombre s'empare des jeunettes qui affluent pour la grande ville.
Un homme, bien sous tout rapport, tueur en série manipulateur au demeurant, sévit dans les rues et profite de la ferveur et de l’ébullition qui s'est emparée de la ville pour accomplir ses funestes méfaits.
Les deux histoires, celle de l'exposition et celle du tueur sont racontées en parallèle, et j'avoue que je ne peux pas dire laquelle j'ai préféré. D'un côté, la construction de l'exposition illustre bien la société et les mœurs de l'époque et fait vivre des personnages que j'ai souvent croisé dans mes livres de classe, alors que celle du tueur est digne du thriller, fascinante et terrifiante.

Une fois ouvert, j'ai eu du mal à le lâcher. Ce livre est un document (c'est à dire que tous les faits sont vrais) mais est écrit comme un roman. Savoir que tout cela s'est réellement passé, surtout les crimes du tueur en série, ajoute encore du poids à l'intrigue. Bref, j'ai appris plein de choses, sur Chicago, sur Olmsted (le paysagiste de Central Park et dont on parle beaucoup dans ma branche!) et sur le vice humain aussi , il faut bien le dire.