dimanche 3 juillet 2011

Le diable dans la ville blanche - Eric LARSON


C'est mon patron qui m'a parlé de ce livre, parce que je faisais mon mémoire sur l'expo universelle de Séville, 1929 et que ce livre parle justement de la construction d'une grande exposition universelle, celle de Chicago.
Honnetement, des livres sur le sujet j'en avais déjà pas mal picolé, et en plus, avec ce fichu mémoire à finir, j'avais plus le temps!
Sauf que le titre m'a intrigué. Sauf que la couverture m'a beaucoup plut. Sauf que j'ai lu la quatrième de couverture, et que dès cet instant s'en était fini de moi.
Nous sommes donc à Chicago, en 1890, et miraculeusement, la ville est préférée à New York pour accueillir la prochaine exposition universelle, celle qui doit justement rivaliser et même dépasser Paris, Paris et son champ de mars, et sa fichue Tour Eiffel et ses centaines de milliers de visiteurs par jour.
L'inauguration aurai lieu en 1893, Messieurs les architectes, vous avez moins de deux ans pour créer l'impossible, le construire et faire honneur aux Etats-Unis. Sinon, la honte s'abattra sur Chicago et sur le pays tout entier alors que New York se réjouira.
Youpi! Mais oui oui, bien-sûr, déjà qu'aujourd'hui on construit rarement quelque chose en moins de 3 ans, alors construire l'équivalent d'une ville et encore, une ville somptueuse, faite de palais, de prouesses techniques à cette époque, on voit bien le gros gros défi!
Le livre vous entraîne à la suite des architectes et du paysagiste pour suivre la naissance et la construction d'un événement pareil dans un Chicago de la fin du XIXe, où les rues sont sombres, sales et où les jeunes filles disparaissent étrangement.
En effet, alors que l'événement le plus brillant se prépare, un destin plus sombre s'empare des jeunettes qui affluent pour la grande ville.
Un homme, bien sous tout rapport, tueur en série manipulateur au demeurant, sévit dans les rues et profite de la ferveur et de l’ébullition qui s'est emparée de la ville pour accomplir ses funestes méfaits.
Les deux histoires, celle de l'exposition et celle du tueur sont racontées en parallèle, et j'avoue que je ne peux pas dire laquelle j'ai préféré. D'un côté, la construction de l'exposition illustre bien la société et les mœurs de l'époque et fait vivre des personnages que j'ai souvent croisé dans mes livres de classe, alors que celle du tueur est digne du thriller, fascinante et terrifiante.

Une fois ouvert, j'ai eu du mal à le lâcher. Ce livre est un document (c'est à dire que tous les faits sont vrais) mais est écrit comme un roman. Savoir que tout cela s'est réellement passé, surtout les crimes du tueur en série, ajoute encore du poids à l'intrigue. Bref, j'ai appris plein de choses, sur Chicago, sur Olmsted (le paysagiste de Central Park et dont on parle beaucoup dans ma branche!) et sur le vice humain aussi , il faut bien le dire.





4 commentaires:

  1. Tu m'as parlé de ce roman et je l'ai en tête à chaque fois que je vais en librairie :D Ayant gagné quelques sous, je pense que je vais bientôt me faire plaisir! D'autant plus que ton bel avis donne envie ! :D Je t'en reparle très bientôt!

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  2. j'ai hâte de savoir si ça t'a plu ou pas!!

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  3. Rebonjour, à force de lire de très bons billets sur ce roman, j'ai réussi à l'acheter d'occasion et je n'ai plus qu'à le lire. Le sujet semble passionnant. Bonne soirée.

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    1. J'ai vu que tu l'avais lu, et qu'il t'avais plus!!
      Super

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