dimanche 17 février 2013

J'ai fini par craquer pour la KOBO Glo...

photo fnac.com
Je vous en parlais il y a quelques temps. J'en avais ras le bol de transporter les livres dans mon sacs, ils s'abimaient toujours malgré mes précautions, c'était lourd, j'avais des fois la flemme des les sortir dans le metro, serrée entre deux personnes qui prennent trop de place...j'avais des fois un peu honte de les sortir aussi (humm...Fifty Shades n°1... par exemple), bref... mes yeux louchaient de plus en plus vers les liseuses depuis quelques mois. Après moult études de marché, des heures passées sur amazon pour examiner les Kindle, et sur la Fnac pour creuser la piste Kobo...
Pendant les vacances, je suis allée les tester même, parceque ce genre de truc, je me vois mal l'acheter sur le net sans l'avoir eu en main avant...évaluer le poids, la réactivité, la luminosité....
Comme chez mes parents, il y a une Fnac (kobo) et Darty (dépositaire amazon kindle) côte à côte, j'ai fais quelques aller-retour pour vraiment être sur de mon choix.
Au départ, j'étais carrément pro-Kindle.... puis à force de tests, lectures d'avis, j'ai fini par pencher côté Kobo, notamment pour échapper au lobbying américain....liberté des formats de lecture....j'avais arrêté mon choix sur la Kobo Arc, mi-liseuse mi-tablette. Mais bon, 199Euros quand même...
Et après Noël, mes finances étant un chouille ras les paquerettes, j'ai laissé couler, avec mon anniv en horizon.
Et puis, il y a eu les soldes Fnac (pas Amazon, faut pas déconner!!) avec la Kobo Mini à 55 euros au lieu de 79 et la koboTouch à 79 euros au lieu de 99. Et hop, re tests, re lectures, re torture des méninges... et puis finalement, j'ai craqué pour la Glo (la plus chère, 129 euros, pas en solde, évidemment!!) parceque je me suis dis que si je pouvais claqué 100 euros en maquillage et autres conneries chez Séphora, c'était quand même fou de m'asticoter la tête pour la liseuse qui va me faire autrement plus d'usage que ces blushs et enlumineurs que j'utiliserais à peine!
Bref, voilà la Kobo Glo dans mes mimines, toute belle (je l'ai pris en rose) dans sa belle pochette en cuir rouge (en soldes, quand même!) (mais du coup, on voit plus qu'elle est rose ma Kobo!) et, comment dire, méga super pratique!!

Points forts
. C'est léger, 
. C'est ludique, et une fois qu'on a bien paramétré l'écran, on ne s'énerve plus parce que les pages se tournent toutes seules...
. j'ai envie de la sortir plus qu'un bouquin, parce que ça a le format d'un poche, et encore, dont on rabat les pages.
. j'ai plus de facilité à lire en anglais grâce aux dicos intégrés (et en appuyant sur un mot, on a la définition en VO et la traduction si on veut)
. je trimbale avec moi une dizaine de livres, au gré de mes envies, et même des livres compromettants et personne ne le voit ( bon je ne lirais pas les autres Fifty Shades, c'est trop mal écrit!)
. Le rétroéclairage de la Glo est pratique  le soir dans mon lit. (mais n'est pas indispensable pour le train ou le métro, du coup, la Touch est très bien aussi!)
 . Oui, il faut s'habituer à ne pas avoir la matérialité du livre, savoir à l'épaisseur où on en est, mais on s'habitue vite! J'étais la première à dire "ouaaaiii mais, naaaan, je peux pas me passer du papier, tu comprennnds, un livre, c'est tellement un bel objet!" C'est vrai, bien sur, et ça ne m'empêchera pas d'acheter en papier les livres que j'aime pour les avoir. Mais en attendant, mes étagères vont nettement moins s'encombrer de livres qui ne m'ont plus que moyennement, et c'est papa qui sera content quand il faudra déménager!!

Points faibles :
. Il y a des petits bugs, de temps en temps, l'écran met quelques secondes longues à réagir, et tourne trois pages du coup, parce que je me suis énervée dessus.
... et pour l'instant c'est tout!!
Ah si, j'achète mes livres directement depuis le site de la fnac, parce que depuis la tablette ou depuis l'application Kobo a installer sur l'ordi, c'est poussif, ça rame et je ne suis pas une fille patiente!!

Mais sinon, je suis ravie de mon achat... et je relis, notamment en anglais, et avec plaisir.
Je vous reparle vite des livres qui j'ai lu ou que je suis en train de lire via Kobotinette : L'étrangleur de Cater Street d'Anne Perry, et Oscar Wilde and the Vatican's murders de Gyles Brandreth (que j'avais commencé en version papier et lâché par flemme, et que je reprends bien plus facilement avec la liseuse qui me traduit les quelques mots dont j'ai besoin illico presto!!)


Meurtres en soutane - P.D. JAMES

Je suis dans une phase polar comme vous pouvez le constater! Et PD James, dans le domaine, c'est incontournable, même si étonnement, je n'ai encore lu que celui d'elle, à l'exception de son dernier livre, La mort s'invite à Pemberley, où elle installe un meurtre dans l'univers d'Orgueil et Préjugés de Jane Austen, et que je n'ai pas du tout aimé!
Bref, revenons à notre mouton!

Saint Anselm est un collège théologique comme on n'en fait plus. Installé dans une austère et vieille bâtisse victorienne au bord d'une falaise, qui commence sérieusement à lui lécher les pieds, loin de tout, on y abrite quelques séminaristes qui visent à devenir prêtres. Or l'un d'eux est retrouvé mort, happé par la falaise, ses vêtements, bien pliés à ses côtés. Suicide? Accident? Meurtre? Ce qui est sur, c'est que cette mort n'arrange pas les affaires du collège et de son directeur le père Sébastien Morel. Considéré comme obsolète et élitiste, l'Eglise cherche un prétexte pour fermer l'établissement, et cette mort pourrait bien précipiter les choses.
De plus, le père du jeune homme qui a trouvé la mort, un riche homme d'affaire, ne se satisfait pas de l'enquête qui a conclu à l'accident, et ordonne quasiment à Scotland Yard d'enquêter.
Le commandant Adam Dalgliesh, héros récurrent de l'auteur est donc embarqué dans une nouvelle enquête, où il doit marcher sur des œufs pour ne pas blesser les sensibilités, et pour ne pas effrayer le possible assassin qui croit s'en être tiré.

Quoi dire de plus? C'est un bon polar "à l'ancienne" bien mené, rythmé, dans la tradition anglaise. L'intrigue n'est pas cousue de fil blanc, et on voit les nœuds du problèmes s’emmêler puis se démêler au fil des pages.
C'est agréable à lire, ça nous tient en haleine, et ça donne envie d'en lire d'autres de la série...comme un bon Agatha Christie, même si on n'égalera jamais, ni ne dépassera cette maîtresse en la matière.
Bref, un bon moment, à lire avec du thé, pour être dans l'ambiance, car même au XXIe siècle, les anglais ne dérogent jamais au five o'clock!!

dimanche 10 février 2013

Arretez-moi là ! - Iain LEVISON

J'avais entendu parlé de ce livre par Elodie Fondacci, l'une des charmantes et délicieuses animatrices de Radio Classique, qui a un talent certain pour raconter les histoires et pour présenter les livres du weekend. Ainsi donc, il y a maintenant facilement quelques mois, elle avait présenté ce livre dans le cadre de sa rubrique. Et, si, finalement, je l'ai acheté sur les conseils de la libraire, je me suis souvenue au fil de ma lecture de cette première rencontre, et ça m'a motivée encore plus!!
Bref, comme pour Meurtres au manoir, la libraire m'a également conseillé celui-ci face à mes vœux de polars loufoques.
Arrêtez moi là !, C'est la phrase qu'entendent 50 fois par jour tous les chauffeurs de taxi.
Or, nous voilà partis avec Jeff Sutton, chauffeur de taxi sans histoire et plutôt charitable. Un soir comme les autres, il prend une passagère à l'aéroport pour la ramener en ville. Super, une course juteuse. Puis, comme elle n'a pas assez de liquide sur elle pour payer, il patiente quelques instants dans son salon, le temps qu'elle aille chercher l'argent. La maison est belle, dans un beau quartier, et lui-même ancien poseur de fenêtres, il admire le travail, en ouvrant et en en refermant une afin de voir si elle porte bien la petite signature de la marque, gage d'un boulot de qualité comme il le faisait avant d'être taxi. 
Puis, en rentrant, il remarque deux jeunes femmes complétement ivres qui titubent en faisant du stop, et comme il est gentil, et que c'est sur son chemin, il les ramène gratuitement à leur résidence, histoire qu'elles ne tombent pas malencontreusement sur quelqu'un de moins bien intentionné puisqu'il est très tard dans la nuit.
Mais pas de chance, l'une d'elle répand ses hauts le cœur sur la banquette et en rentrant au garage, il est de corvée de nettoyage du taxi, à la vapeur même, histoire de bien tout faire partir.
Oui, mais voilà, le lendemain ou le surlendemain, au cours de ses jours de repos, la police frappe à sa porte, et l’arrête! Motif, l'enlèvement de la fille de la dame qu'il a chargée à l'aéroport.
Quelques conseils : 
1- ne JAMAIS toucher les fenêtres des gens, surtout chez les inconnus
2- ne JAMAIS nettoyer son taxi (ou sa voiture) à fond et en profondeur à la vapeur après avoir touché la fenêtre de quelqu'un
3- ne JAMAIS sous-estimer la capacité de la police à se gourer et à vouloir clore l'affaire le plus vite possible surtout si le coupable idéal est servi sur un plateau.

Voilà comment grâce à la mésaventure (enfin bon,c'est gentillet comme terme!) de Jeff Sutton, nous dérivons au coeur du système américain, des commissariats de quartier au couloir de la mort, en compagnie d'un innocent qui porte sur tout ça un regard d'abord amusé, puis révolté, puis impuissant, et enfin complétement décalé et déphasé même. 
C'est un très bon roman, autant le dire tout de suite. Je l'ai dévoré en 2 jours.
C'est un bon roman dérangeant quand même! Je n'ai pas pu m’empêcher de frémir à l'idée que pendant que la police s'acharne à faire coller les preuves à Jeff Sutton, elle ne recherche pas vraiment le kidnappeur de la petite fille! Et qu'elle préfère au bout de quelques temps décréter que Sutton l'a tuée et enterrée quelque part plutôt que d'explorer d'autres pistes.
Mais le ton, si il est plus que cynique et ironique, est agréable à lire. L'auteur réussit, vous l'aurez compris, à nous faire nous sentir concerné!
Pour le côté loufoque, bon, c'est pas tout à fait ça non plus, il faut bien le dire. Oui, le héros a un point de vue décalé sur les choses, mais sa situation ne prête pas tout à fait à rire quand même.
Un bon polar donc, presque un documentaire (et ça, c'est pas rassurant!).