vendredi 11 février 2011

De bons Présages - Neil GAIMAN et Terry PRATCHETT


De bons présages, voilà qui présage quelque chose de bon, d'agréable, non? En effet, si vous lisez les différentes critiques qui sévissent sur la Toile, vous verrez qu'énormément de gens ont adorés ce livre.
Bon ok, il faut admettre que les deux auteurs, stars intégrales l'un comme l'autre (enfin dans mon petit monde de Borrowers branché fantastico-fantasy) sont loin d'être des débutants et ont tous les deux un succès important! Du coup, quand on réuni les deux, les fans se réjouissent, essaient de déterminer quelle tendance perce le plus Gaiman ou Pratchett. Pour ma part, je ne les ai pas assez lu l'un et l'autre pour trancher. Le vendeur Geek de la fnac prétend que c'est davantage du Gaiman.
Ce que je sais en revanche, c'est que j'avais déjà eu beaucoup de plaisir à la lire, il y a longtemps, genre au lycée ( ce qui fait bien 8 ou 9 ans maintenant), et que je me suis de nouveau régalée cette fois ci.

Nous voilà embarqués dans l'Apocalypse (rien que ça), derrière les 4 motards de l'Apocalypse justement, d'un Antéchrist qui n'est pas au parfum, d'un ange et d'un démon qui sont depuis tant de temps sur terre qu'ils rechignent un peu (beaucoup) à la voir se détruire et à renoncer à leurs petits plaisirs terrestres : la Bentley, les lunettes de soleil, la librairie...
Eux qui vivaient si bien en harmonie l'un avec l'autre sur terre depuis la création ( et oui, Rampa était le serpent qui poussa Eve a croquer dans cette fichue pomme). Au départ, c'était plutôt un compromis qu'une harmonie, et puis vous savez ce que c'est, on fini par s'attacher même à un démon/ange.

Le roman est drôle, pas à mourir de rire, mais vraiment, des tas de trouvailles régalent. Il y a un côté " sept jours pour une éternité" en beaucoup, mais alors beaucoup moins fade (navrée pour ceux qui l'on aimé, moi j'ai pas pu le finir! c'était pourtant très prometteur). Mais voilà, j'aime les méchants méchants, et pas ceux qui se changent en guimauve au bout de trois chapitres! Et Rampa (notre démon chic), même s'il est un méchant gentil au fond (mais très au fond) garde toujours des réflexes de démons! Azariphale, l'ange, lui aussi est parfois un peu tenté par l'autre côté de la force malgré ses réflexes de toujours faire le bien (parfois trop).
Bref, les personnages sont attachants parce qu'ils ne sont pas trop caricaturaux et qu'on ne peut pas trop prévoir quelle va être leur prochaine réaction!!
J'avoue n'avoir pas toujours tout compris des envolées fantastico-fantasques des auteurs, mais ça n'a pas gâché mon plaisir!

dimanche 6 février 2011

Toute passion abolie - Vita SACKVILLE-WEST


Deuxième livre de la série illustrée par Christian Lacroix, acheté il faut bien le dire pour cette belle couverture.
Et pas déçue du tout ni de l'avoir acheté ( c'est une bonne chose!) ni de l'avoir lu ( ce qui est une très bonne chose!)

Toute passion abolie raconte une fin d'histoire, une fin de vie, une fin de vie heureuse contrairement à ce qu'avait été la dite vie.
Encore que c'était une belle vie. Une femme d'ambassadeur ou presque, la femme du vice roi des Indes, du premier ministre de l'Angleterre. Une vie de faste, de chasses au tigre et de devoirs envers la couronne, le pays et tutti quanti!

Au début du livre la grande dame, Milady, perd son Grand Ministre de mari, et ses enfants s'organisent pour s'occuper d'elle, pour la "garder" à tour de rôle. Que nenni, la voilà presque libre, pas que son époux l'ai rendue prisonnière, mais libre quand même, libre pour quelques années au mieux, quelques mois plus vraisemblablement.
Quelques temps dira t'on diplomatiquement. Quelques temps où elle vivra à son rythme, sans se préoccuper de ses arrivistes de mômes, loin des réceptions, du faste, juste comme une vieille dame, une vieille dame qui a mérité de se reposer.

Des longues siestes où elle revient sur sa vie. Sur ce qu'elle aurait pu être. Malgré tout, elle ne regrette rien, ni sa vie, ni son mari qu'elle aimait. Elle est sereine, même si elle se souvient, elle se questionne, rêve.
Elle se lie d'amitié avec de vieux bonhommes, qui sont exactement ça : des bonhommes, des bons hommes, des hommes bons, de simples bons vieillards, sans chichi, elle accepte de n'être plus Milady, elle est ravie même. Elle ne veut plus que du Madame éventuellement, Grand mère, grand mère qui coule ses derniers jours heureux sans rendre de compte à personne, et même au passage en "emmerdant" un peu ses enfants. Parce qu'ils ont tout vu, tout entendu, tout décider, et que ça suffit.

C'est beau, c'est profond mais léger, poétique, touchant.
J'ai aimé vivre dans la tête de cette belle vieille grande dame, qui (re)trouve l'amour à 88ans, qui fait un bilan sans fard, sans se mentir, avec quelques regrets mais sans amertume.