lundi 25 juillet 2011

Crocodiles, Tortues, Ecureuils - Katerine PANCOL

soit
- Les yeux jaunes des crocodiles
- La valse lente des tortues
- Les écureuils de Central park sont tristes le lundi


Enormes succès, vous ne pouvez pas être passé à côté de ces trois livres, au moins de leurs couvertures très colorées dans les magasins.
Je dois bien avouer qu'au départ, j'avais un énorme préjugé sur Katerine Pancol et plus précisément sur ces trois livres. C'est à dire que dans Le Monde, il associait ça à de la littérature divertissante, genre de gare, genre Marc Lévy dans ces moins bons livres. (Je n'ai rien contre Marc Lévy, mais après "et si c'était vrai", j'ai tout détesté, trop de bons sentiments, pas assez d'humour ni de second degré.... bref, j'ai un peu de mal quand même).
Donc, faisant mon intello pimbêche, je m'étais dit, Non, ça doit être de la m....
Sauf que dans le supplément Livres du Monde, c'est comme dans Télérama, faut pas toujours se fier aux critiques, voire même, on aime en général que ce qu'il déteste! et ça s'est démontré encore une fois!
J'ai entendu Katerine Pancol à la radio, sur Radio Classique, où elle parlait de ses goûts musicaux bien-sur, et de son enfance, de sa vie et de ces romans. Et cette femme m'a plu, beaucoup.

Et j'ai craqué, j'ai acheté le premier (les crocos) parcequ'il ya avait les 5 pour 20 euros ou un truc du genre... et puis, PAF.
PAF = le premier qui ose me déranger pendant que je lis, je lui explose la tête, = je dormirai pas, je mangerai pas tant que j'ai po fini (hum, si seulement c'était vrai!!)

Bref, vous l'aurez compris, j'ai accroché comme jamais.
J'ai tout de suite adoré et de détesté certain personnages, voulu savoir la suite, voulu partager un moment dans leur petit monde, pas si différent du notre.
Embarquement avec Joséphine, qui vient de plaquer son mari, avec ses deux filles Hortense (délicieusement directe et odieuse) et Zoé, de Shirley sa voisine et de son fils Gary, de sa soeur Iris femme sublime, riche, en mal constant de reconnaissance........
Bref, ces romans tournent autour d'une galerie de personnages très différents les uns des autres, très bien campés, décris, animés, et qu'on ne veut plus quitter.
L'histoire est impossible à résumer sans dévoiler ce qui fait le sel de ces livres, donc je me tais, mais sachez qu'on suit le quotidien de cette famille et de ceux qui gravitent autour.
Quotidien somme toute très ordinaire et tout à fait extraordinaire à la fois, comme le sont presque toutes les vies.
J'ai lu ça et là qu'il y avait des longueurs, des intrigues dont on se fiche, etc... à part les élucubration de la vilaine Henriette, j'ai aimé toutes les histoires emmêlées!
J'ai dévoré les deux premiers à la suite (note merci à la FNAC de Séville, Espagne de le vendre aussi en français!!)
et me suis jetée sur le troisième comme la misère sur le monde... (c'est une expression de ma grand-mère).
Et même si, il semble que point de quatrième ne viendra, je ne peux m’empêcher d'espérer...... parce que j'ai l'impression d'avoir quitté des amis.

dimanche 3 juillet 2011

Le diable dans la ville blanche - Eric LARSON


C'est mon patron qui m'a parlé de ce livre, parce que je faisais mon mémoire sur l'expo universelle de Séville, 1929 et que ce livre parle justement de la construction d'une grande exposition universelle, celle de Chicago.
Honnetement, des livres sur le sujet j'en avais déjà pas mal picolé, et en plus, avec ce fichu mémoire à finir, j'avais plus le temps!
Sauf que le titre m'a intrigué. Sauf que la couverture m'a beaucoup plut. Sauf que j'ai lu la quatrième de couverture, et que dès cet instant s'en était fini de moi.
Nous sommes donc à Chicago, en 1890, et miraculeusement, la ville est préférée à New York pour accueillir la prochaine exposition universelle, celle qui doit justement rivaliser et même dépasser Paris, Paris et son champ de mars, et sa fichue Tour Eiffel et ses centaines de milliers de visiteurs par jour.
L'inauguration aurai lieu en 1893, Messieurs les architectes, vous avez moins de deux ans pour créer l'impossible, le construire et faire honneur aux Etats-Unis. Sinon, la honte s'abattra sur Chicago et sur le pays tout entier alors que New York se réjouira.
Youpi! Mais oui oui, bien-sûr, déjà qu'aujourd'hui on construit rarement quelque chose en moins de 3 ans, alors construire l'équivalent d'une ville et encore, une ville somptueuse, faite de palais, de prouesses techniques à cette époque, on voit bien le gros gros défi!
Le livre vous entraîne à la suite des architectes et du paysagiste pour suivre la naissance et la construction d'un événement pareil dans un Chicago de la fin du XIXe, où les rues sont sombres, sales et où les jeunes filles disparaissent étrangement.
En effet, alors que l'événement le plus brillant se prépare, un destin plus sombre s'empare des jeunettes qui affluent pour la grande ville.
Un homme, bien sous tout rapport, tueur en série manipulateur au demeurant, sévit dans les rues et profite de la ferveur et de l’ébullition qui s'est emparée de la ville pour accomplir ses funestes méfaits.
Les deux histoires, celle de l'exposition et celle du tueur sont racontées en parallèle, et j'avoue que je ne peux pas dire laquelle j'ai préféré. D'un côté, la construction de l'exposition illustre bien la société et les mœurs de l'époque et fait vivre des personnages que j'ai souvent croisé dans mes livres de classe, alors que celle du tueur est digne du thriller, fascinante et terrifiante.

Une fois ouvert, j'ai eu du mal à le lâcher. Ce livre est un document (c'est à dire que tous les faits sont vrais) mais est écrit comme un roman. Savoir que tout cela s'est réellement passé, surtout les crimes du tueur en série, ajoute encore du poids à l'intrigue. Bref, j'ai appris plein de choses, sur Chicago, sur Olmsted (le paysagiste de Central Park et dont on parle beaucoup dans ma branche!) et sur le vice humain aussi , il faut bien le dire.