lundi 25 novembre 2013

# Lire_ Les Gens Heureux lisent et boivent du café - Agnès MARTIN-LUGAND


Voilà un des livres qui ont accompagné mes vacances au bord de la mer. Je suis tombée dessus grâce à une promotion sur les nouveauté epub sur le site de la fnac et sincèrement je pense que si il n'avait pas attiré mon attention par son petit prix, je ne l'aurai pas remarqué, mais parfois, les petits hasards font bien les choses...
C'est un premier roman, auto-édité sur Internet au départ, puis au regard du succès, édité par Michel Lafont. Donc, avant même de l'ouvrir, je trouve que ce livre a une jolie histoire (que je ne connaissais pas avant de le lire, je me suis renseignée ensuite). Il est tellement difficile aujourd'hui d'être écrivain. ça a probablement toujours été le cas, mais les maisons d'éditions aujourd'hui connaissent la crise, et prennent de moins en moins de risques. La solution de l'auto-édition grâce à Internet permet au moins à ces auteurs, qui auraient (ou qui ont) été refusés partout ailleurs d'être lus. Et de temps en temps, le seul risque est de tomber sur une petite pépite. Bref...

Les gens heureux lisent et boivent du café. J'aime les titres étranges et longs, je ne sais pas pourquoi! Celui là me plait, encore que ne buvant pas de café moi-même...ça implique que je ne suis pas tout à fait heureuse!! 

C'est l'histoire d'une reconstruction... d'un drame si terrible qui surgit dans la vie de notre héroïne que la seule façon pour elle de respirer à nouveau, de sortir la tête de l'eau, c'est de partir, loin. Dans un pays dur, en Irlande. Oublier... non, impossible. Lui, elle l'aimait tant, et elle, petite chérie toujours si gaie, elle la porte à jamais en elle. Diane a perdu son mari et sa petite fille. Accident de voiture. Brutal. Inattendu. Comment peut-on se relever après ça ? Comment continuer à vivre là où ils ont vécus, entouré de leur souvenir ? Peut-être le pourra t'elle, plus tard, beaucoup plus tard, mais pour le moment, même vivre sans eux semble impensable.
C'est pourquoi Diane décide de s'enfuir, loin, dans un autre pays, un autre paysage. Pas pour oublier mais pour reprendre son souffle. 
Là bas, en Irlande, dans ce climat froid, au bord de cette mer tortueuse, elle va rencontrer une autre vie qui lui permettra -peut-être- de retrouver la sienne. Une vie simple, loin de Paris, loin de l'agitation, du paraître et trouver des gens heureux, simples et généreux qui vont l'aider à renaître. 
Un voisin bougon et torturé aussi... insupportable, mais qui va lui permettre de sortir de sa torpeur et de se relever, de ne plus être un fantôme ou une victime. 

Mon avis : C'est un livre charmant, émouvant et joyeux malgré tout. 
Le pitch a l'air lourd, et oui, c'est vrai l'arrière plan est dur, et j'ai pleuré quasiment à chaque fois que Diane repense ou parle de son passé. 
Mais j'ai savouré cette Irlande, ces voisins charmants, la plage et la mer. J'ai pétillé à chaque rencontre entre Diane et son vilain voisin, qui lui aussi est en reconstruction. J'ai aimé la manière dont la souffrance réussit pas à pas à se transformer en envie, envie de vivre, en envie de lui aussi. 
Bref, c'est un petit livre (250 pages environ), qui passe trop vite. Qui rappelle qu'en dépit des terribles épreuves que la vie met sur notre chemin, chacun de nous a en lui la force de les surmonter et de continuer. Sans oublier. 
J'ai juste été déçue (en fait frustrée) par la fin, trop rapide à mon goût et mon côté fleur bleue aurait aimé un petit chapitre de plus, un épilogue... rien que pour voir Diane se réinstaller dans sa vie. Mais l'auteure est restée pudique, et c'est tout à son honneur.

J'ai juste une remarque pour la maison d'édition et le graphiste de la couverture. Je trouve que quand même, c'est tout à fait copié ou du moins trèèès largement inspiré par celle du livre de Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit, grand succès de l'année dernière. C'est probablement pour attirer l’œil sur ce livre là, pour "surfer" un peu sur le succès mais je trouve ça pas terrible...un peu facile disons. Je n'ai pas lu Rien ne s'oppose à la nuit, mais j'imagine qu'il est très différent. C'est un peu comme si malgré le succès sur internet, la maison d'éditions ne faisait pas confiance au livre et le déguisait pour l'aider un peu. J'aurai préféré qu'il ai une vraie couverture, rien qu'à lui. Celle-ci est trop "coup de pub" pour moi! Voyez-vous même  :




vendredi 27 septembre 2013

#Lire_Complètement cramé! - Gilles LEGARDINIER

Comme promis, parlons de Complètement cramé! qui pour le coup, ne faisons pas durer le suspense inutilement, est un gros gros gros coup de cœur. 

Hum! Outre le chat sur la couverture, qui m'a une fois de plus attirée comme une lampe attire un papillon (et d'ailleurs, là, dans l'histoire il y a bien un chat!), j'ai eu très envie de le lire ayant beaucoup aimé le premier.

L'histoire est très différente cependant, mais à mon avis, plus touchante. En tout cas, moi elle m'a vraiment touchée. 
Andrew Blake est un homme qui a réussit dans la vie, il est à la tête d'une grande entreprise en Angleterre  et profite d'un bon train de vie et de la reconnaissance de ses pairs. Il a une fille, qui vis loin, aux Etats-Unis, depuis la mort de sa femme, qui lui manque d'ailleurs beaucoup.
Mais sa vie, bien réglée, qui lui apportait du bonheur quand il le partageait avec son épouse et sa fille, l'ennuie profondément aujourd'hui. Même son ami Richard avec qui il partage tout, avec qui il rit depuis 60 ans ne parvient pas à le sortir de cette espèce de léthargie nostalgique du passé et de sa morosité. 
Sur un coup de tête, il décide de partir, de retourner en France, là où il a connu sa chère épouse. Il laisse tout derrière lui, donnant les commandes de son entreprise à son assistante en qui il a toute confiance (il n'est pas fou non plus!).
Il se fait alors engager comme majordome dans une vielle maison, un peu reculée. La propriétaire est une sexagénaire veuve, mystérieuse, charmante mais perdue, la cuisinière un cerbère, la femme de chambre une charmante jeune femme abandonnée par son copain, et le jardinier est bourru et un rien sauvage. 
Et là, Andrew change de vie, il n'est plus lui avec tous ses lourds souvenirs, il est un nouveau lui, un majordome, en charge d'une maison où "tout fout l'camp" et décide de reprendre la barre et de ne pas laisser sa patronne sombrer dans ses souvenirs à elle, et déserter la réalité.
Il retrouve une raison de vivre.... pleins même en fait. Il faut sauver la patronne d'elle même, apprivoiser la cuisinière, consoler la petite femme de chambre, faire les 400 coups avec le jardinier.... bref, pas moyen de s'ennuyer ni de ressasser les mauvaises pensées.

Mon avis : Vous le connaissez. J'étais triste de refermer le livre, au fil des pages je me suis attachée à tous les personnages, et je ne voulais pas les quitter. C'est presque un roman à huit clos, qui ne sort pas du domaine, mais j'y étais vraiment bien.
C'est l'histoire d'une renaissance, qui ne se produit que lorsque Andrew arrive à quitter son lui-même pour se consacrer aux autres. En se mêlant des affaires des autres, il se sauve lui-même. Bref, c'est une belle histoire, drôle et émouvante à la fois. Attachante.
J'ai spécialement adoré la nouvelle méthode de lecture inventée pour faire lire un gamin des cités!!! J'ai adoré la fête d'Halloween, bref, je les ais tous adorés....et un jour, une suite qui me ferais retrouver ces personnages ne me déplairait pas du tout!! j'en veux ENCORE!!
(D'ailleurs, un nouveau "livre à chat" de cet auteur sort mi-octobre! L'histoire tourne autour d'un groupe d'amis bacheliers et de l'été qui change leurs vies apparemment!! Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que ça va être top!)

jeudi 26 septembre 2013

# Lire_ Demain j'arrête! Gilles LEGARDINIER

Oui, je sais, tout le monde a lu ce livre récemment et tout le monde en a parlé, et peut-être n'avez vous pas envie de lire un énième article dessus. Je comprends. Néanmoins, pour mes deux lecteurs qui ne lisent aucun autre blog de lecture, je vais le faire quand même... ce serait bête qu'ils passent à côté n'est-ce pas ?

Évidemment, comme tout le monde (je ne suis pas une fille originale!), j'ai d'abord été attirée par la couverture; ce chat qui fait la tronche dans son bonnet péruvien et sur fond rose, avouons le c'est de la com qui tue! et qui marche! Surtout qu'il n'y a pas de chat dans l'histoire ou presque!

L'Histoire : Nous partageons un petit bout de la vie de Julie, jeune femme ordinaire mais néanmoins rigolote, qui traine avec elle tous les travers d'une fille rêveuse, trentenaire (ou presque) et célibataire.
Là, j'entends déjà les garçons râler *encore un livre de fille*. Certes, la couv est rose (et puis bien rose comme il faut), certes l'héroïne est une fille MAIS c'est écrit par un homme, alors ça s'équilibre,non?
Revenons à nos moutons. Julie donc, banquière, en as ras-le bol de son job emmerdant, s'ennuie un peu et découvre sur les boites au lettres qu'elle a un nouveau voisin... un certain Ricardo Patatras. Elle trouve ce nom tellement incroyable et évocateur qu'elle commence à s'imaginer tout et surtout n'importe quoi sur lui, et se met en tête de 1- voir à quoi il ressemble et 2- connaître sa vie et percer le mystère Ricardo Patatras, qui à son grand malheur est discret et plutôt secret.
Dans la mesure où elle ne manque ni d'imagination, ni d'audace d'une certaine manière....mais à mon avis, ça frôle davantage l'inconscience, je vous laisse imaginer le nombre de chose invraisemblables, délirantes, folles, parfois ridicules et déjantées qu'elle va faire pour le rencontrer puis pour le séduire.

Mon avis : Tout le monde a adoré ce bouquin... et je comprend. Je me suis bien amusée à le lire, j'ai ris, parfois aux éclats (une histoire de levure de bière - vous comprendrez si vous lisez), je me suis laissée prendre par le rythme et l'écriture légère de ce livre.
Si j'avais écris cet article juste après la lecture, j'aurai  écris "Coup de Coeur", mais comme depuis j'ai lu le second livre du même genre (mais pas avec les mêmes héros du tout) de Gilles Legardinier, que j'ai Encore plus aimé, je vais dire que c'est un très bon livre, vraiment drôle, qui permet de passer un excellent moment.
Si vous avez besoin d'une dose de bonne humeur, si vous vous trouvez parfois nul(le), gaffeur (gaffeuse), empoté(e), ce livre est pour vous, vous vous sentirez moins seul... et même probablement vous trouverez que vous n'êtes pas si pire...parce que Julie, elle a du niveau!
Et je vous reparle donc de Complétement Cramé ! (Le deuxième livre) très très vite.

mercredi 25 septembre 2013

# Idée Sortie_La mécanique des dessous aux Arts Décoratifs

Premier billet pour une idée sortie, j'espère qu'il vous plaira et surtout que ça vous donnera envie.

Je vous propose donc  La Mécanique des dessous au Musée des Arts Décoratifs de Paris.
Image : Musée des Arts Décoratifs
Cette exposition, très bien scénographiée, vous propose un voyage dans les dessous, féminins ou masculins (pour une fois pas de jaloux) depuis la renaissance jusqu'à nos jours et plus particulièrement dans les dessous "avec artifice". 
Bien-sur, on découvre les corsets, et l'évolution de la silhouette féminine à travers les époques, mais aussi les faux-culs, les paniers, les serres-taille.... Et encore mieux, plus étonnant et beaucoup moins connus : les serres-taille pour hommes, les impressionnantes braguettes et coques de la Renaissance, les rembourres-mollets, les plastrons pour que ces messieurs se donnent de l'allure et "du pigeon" (si si vous savez, un beau torse bombé).
Bref...que ne fait-on pas subir à notre corps pour être beau, pour être à la mode. Vous verrez, on peine aujourd'hui à imaginer que certaines silhouettes ont pu un jour être le summum de l'élégance et de la beauté... 

L'exposition est très bien faite, on voit à la fois les robes ou les manteaux, tenues, pourpoints, et ce qu'il y a dessous, souvent en parallèle avec une version "mécanisée" du système pour que le visiteur puisse bien se représenter l'objet et la manière dont on le met et dont on le porte.

Vous pourrez en outre vous amuser à essayer certains modèles : une fraise, une crinoline, un corset, un faux-cul, ... pour vous rendre compte de l'effet porté!
J'ai essayé le faux-cul, c'est rigolo et c'est probablement la seule chose "portable", bien qu'évidemment, on ne puisse plus s'asseoir...ou presque. 
Images Musée des Arts Décoratifs
J'espère que ça vous aura donné envie d'aller y faire un tour.
J'ai beaucoup aimé cette expo, j'ai adoré voir et revoir les publicités de lingerie depuis le début du siècle...et constater que oui, à une certaine époque, le slip kangourou était considéré comme viril et le cœur-croisé comme extrêmement glamour et sexy...
Je reste relativement contente de ma lingerie actuelle en revanche....même si la période Pin-Up est assez marrante et les corsets magnifiques.
A bientôt

lundi 23 septembre 2013

La Parole Perdue - Violette CABESOS et Frédéric LENOIR

Si vous me suivez, vous savez que La promesse de l'ange, le premier livre de ce duo d'auteurs m'avait beaucoup plu, et que j'avais hâte de lire la suite.
Nous retrouvons donc dans La parole perdue notre archéologue Johanna, 5 ans après le premier livre, à Vezelay, en Bourgogne en compagnie de sa petite fille Romane. 
(Vezelay, pour ceux qui l'ignore, est un petit village perché, sur lequel règne une sublime basilique du XIIe siècle dédiée à Sainte Marie-Madeleine. Elle est notamment célèbre pour sa restauration au XIXe siècle par l'architecte Viollet-le-Duc.)
Johanna a donc quitté son éprouvant chantier du Mont-Saint-Michel pour une vie plus calme à la campagne où elle élève sa fille.
Pourtant, Romane passe des nuits agitées, très agitées et dépéri à vue d’œil sans se souvenir le matin qu'elle était à l'agonie pendant la nuit.
A des milliers de kilomètres de là, Tom, un ami archéologue, fouille à Pompéi et comme sa collègue des années plus tôt, se retrouve confronté à la disparition violente de certains de ses collègues, assassinés et retrouvés dans le lupanar ou la Villa des Mystère...
Qu'est ce qui peut bien lier Romane à Vezelay et Tom à Pompéi??

Comme dans le premier livre, intrigues actuelle et historique s’entremêlent et cette fois se croisent l'histoire de Johanna et de Romane, celle de Livia, jeune romaine de 9 ans, chrétienne, à l'époque du Christ et de ses apôtres et où les gens de son espèce sont pourchassés, et celle d'un frère (que l'on connait bien) de l'abbaye de Cluny, en voyage et en visite à Vezelay au temps de sa construction.

Cette parole perdue, message antique que le monde tente de retrouver aujourd'hui est à l'origine des rebondissements de la vie de nos 4 héros - Livia d'abord qui porte sur ses épaules tout le poids de sa religion et des persécutions romaines qui doit transmettre un message à l'apôtre Paul, Frère Roman, qui se retrouve lui aussi confronté à ses mots et les cache pour les protéger et enfin Johanna et Romane, pour qui ces mots perdus ont une importance vitale puisque la santé de Romane semble en dépendre....

Comme le précédent, ce livre m'a enchanté. Plus encore même certainement. L'intrigue est bien menée, les histoires se croisent et se rencontrent habilement, et on s'attache à tous les personnages. J'ai vraiment été happée par l'histoire de Livia qui se retrouve ballotée de Rome à Pompéi et qui témoigne des persécutions à l'encontre des chrétiens à l'époque romaine. 
Ce livre est construit de la même manière que le premier, et dans cela, il ne surprend pas mais se place plutôt dans une continuité, il permet également découvrir une nouvelle époque, l'Antiquité.
Bref, j'ai beaucoup beaucoup aimé ce livre et j'aimerai vraiment que ces deux essais se transforment en série, même si je pense qu'on a exploré tout le potentiel mystique des rêves de Johanna ou de Romane. nul besoin que l'une ai des cauchemars ou l'autre manque de mourir de fièvre chaque nuit pour faire un parallèle entre le passé et le présent.
J'ai très envie de retrouver Johanna ailleurs, de voire Romane grandir et de visiter d'autres hauts lieux médiévaux de notre patrimoine français. 

Pour finir, voici quelques images de Vezelay et de Pompéi : 
Bon, les images "dépassent" mais tant pis, je préfère qu'on les voit bien plutôt que de les mettre en tout petit.

vendredi 2 août 2013

La Promesse de l'Ange - Violette CABESOS et Frédéric LENOIR

Continuons dans la lancée "l'été je lis des polars et des livres divertissants". Cette fois, c'est en fouinant sur le site de la Fnac qui j'ai dégoté ce petit polar historique bien sympathique. Violette Cabesos, je ne la connaissais pas, en revanche, Frédéric Lenoir, si. Frédéric Lenoir, c'est le rédac-chef du magazine Le Monde des Religions, et j'ai déjà eu l'occasion de croiser certains de ses livres, toujours autour du thèmes des grandes religions, qui sont toujours justes, sans jugement ni comparaison malvenue. Bref, je me suis dit qu'un roman co-écrit par Frédéric Lenoir, ça pouvait être sympatoche, et surtout sérieux!

La quatrième de couverture était alléchante, et c'était un coup de coeur des vendeurs. A priori, du bon! 

L'HISTOIRE - L’héroïne est une jeune archéologue, qui se prénomme Johanna, et qui dans son enfance faisait de drôle de cauchemars avec des moines dedans. Lorsque son amant l'emmène en week-end surprise au Mont Saint-Michel, ses angoisses remontent, ses cauchemars aussi. Elle en est persuadée, elle a un lien avec cet endroit. Pourtant, elle n'y est venue qu'une fois, petite, et elle voit dans ses rêves des endroits qu'elle n'a pourtant jamais vu de ses yeux.Un chantier de fouille fini par l'amener au Mont définitivement, et au fil des recherches et des découvertes de son équipe, la tension monte. Un des archéologues sous sa direction meurt brusquement, accident? Ou quelqu'un aurait-il tout intérêt à ce que les fouilles ne continuent pas??

Parallèlement à l'histoire de Johanna, se déroule l'histoire de la construction du Mont, au XIe siècle, une abbaye fabuleuse, unique en son genre, et perchée sur un rocher au cœur des éléments souvent déchainés... à l'endroit où l'archange Michel l'a souhaité. L'action du XIe siècle se concentre autour du moine bâtisseur, Frère Roman, qui ne vit que pour la construction de cette oeuvre de Dieu, jusqu'à ce qu'il rencontre Moira, une guérisseuse qui tout en étant une fervente chrétienne, continue à honorer les anciens dieux celtes. Ce qui, au Moyen-Age, n'est pas forcément une très bonne chose...

MON AVIS - D'abord, j'aime beaucoup apprendre sans en avoir l'air. Donc, apprendre des choses sur le Moyen-Age, l'église de cette époque et l'architecture du Mont-Saint-Michel et son histoire grâce à un roman, ça me plaisait bien, dès le départ. Ensuite, évidemment, c'est bien écrit, et ce qu'on y lit est "de source sure" si je puis dire. L'association entre une romancière et un grand philosophe, grand spécialiste des religions, ça pourrait faire peur, mais là, non, ça marche, et plutôt du tonnerre. 
L'histoire est passionnante et prenante et on est vite happé par les deux histoires, le polar du XXIe siècle et l'épopée architecturale (et un peu sentimentale) du XIe. 
J'ai énormément appris, non seulement sur la culture chrétienne, mais aussi sur l'architecture du Mont, et ça m'a donné grandement envie d'aller le visiter, ce que j'ai fait étant petite avec mes parents, mais dont je n'ai pas le moindre souvenir (et heureusement, pas non plus de cauchemars de moine non plus!!).

Bref, j'ai beaucoup beaucoup aimé et le principe et l'histoire, et le sérieux du fond de l'intrigue! C'est un premier coup de coeur de l'été!

******************************************************

mardi 23 juillet 2013

La prophétie des Andes - James REDFIELD

J'ai enfin repris mes lectures...et je peux dire que je me rattrape! Mais commençons par le commencement, et par le premier livre que j'ai lu cet été.
La Prophétie des Andes, de James Redfield. C'est un ami qui me l'a offert, et il était tellement enthousiaste que j'ai eu envie de le lire vite.

Présenté comme un livre d'aventures au Pérou, le héros part à la recherche des mots d'un manuscrit ancien "Le Manuscrit", organisé en 9 révélations, sorte de prophétie sur l'évolution de l'espèce humaine, et contre laquelle certains sont prêts à tout mettre en œuvre.

Nous voilà donc partis sur un coup de tête au Pérou, où notre héros se retrouve emmêlé dans une drôle d'histoire, un rite initiatique en quelque sorte, basé sur les révélations du manuscrit, qui met au jour les énergies circulants entre les hommes et comment cette énergie influe sur nos comportements, surtout quand on apprend à la voir, la sentir et à la maitriser. Cependant, le gouvernement et l'église cherchent à tous prix à faire disparaître ce manuscrit et à faire taire ceux qui en sont adeptes. 

Je m’attendais honnêtement à une sorte de roman à la Dan Brown qui fait passer tout un tas de symboliques et d'idées dans une grande et épique aventure souvent très distrayante. Et j'ai été déçue, voire même fatiguée car si ce rapprochement peut être fait au départ, l'aventure prend vite un rôle de second plan après la philosophie New Age défendue par l'auteur. Et, là, j'ai eu clairement l'impression de lire un livre d'un gourou qui prend le prétexte du roman pour diffuser ses idées. Idées pas mauvaises d'ailleurs, mais ce n'est pas ce à quoi je m'attendais!! C'est un livre "hippie" déguisé en roman, et moi qui voulais un roman, un vrai, ben ça m'a pas plu!!

Bref, apparemment, le monde ne partage pas mon avis car c'est un best-seller lu par près de 35 millions de personnes dans le monde. Il a même été adapté au cinéma....
moué..... il parait qu'il y a une suite, et bien je ne la lirai pas!

mardi 26 mars 2013

L'étrangleur de Cater Street - Anne PERRY

Une jeune femme est retrouvée morte dans Cater Street, à Londres. Elle a été étranglée avec une fine corde et défigurée. Puis c'est le tour d'une femme de chambre.
Dans ce quartier huppé, à proximité de Cater Street, les filles de la famille Ellison vivent paisiblement leur vie de jeunes filles de bonne famille, très policée, très soumise aux convenances. Néanmoins, cette sordide affaire assombrit l'horizon et inquiète le voisinage. Une jeune femme, elle aussi de bonne famille, c'était déjà très préoccupant, mais lorsqu'une seconde jeune fille est assassinée, de la même manière et dans la même rue, la situation devient oppressante. Et pourtant, même si tout le monde n'a que ça en tête, Charlotte Ellison, notre héroïne, ne doit pas en parler. Ce ne serait pas convenable pour une jeune fille de sa condition. Peinture, broderie et thés avec les amies et connaissances de sa mère, voilà à quoi sa vie se doit de ressembler. 
Un soir, alors que Charlotte est seule à la maison, tout le monde étant sorti, le majordome vient la trouver, inquiet, parce que Lili, la femme de chambre n'est pas encore rentrée et qu'il est très tard. 
Qu'a t'elle à faire des sorties de la femme de chambre, je vous le demande?? Peut-être est-elle restée plus longtemps avec le garçon qu'elle avait prévu de retrouver? Tout simplement. 
Mais le doute s'installe. Après tout, Lili est une jeune femme sérieuse, et Charlotte l'aime bien. Et avec ce tueur dans les rues, on ne sait jamais. Charlotte fait alors une chose inconcevable, elle permet au majordome de prévenir la police. Lorsque Père l'apprend, il est dans une rage sourde. Quel déshonneur! Que vont penser les voisins? 
Cependant, le lendemain, non seulement Lili n'est toujours pas rentrée, mais surtout elle a été retrouvée, elle aussi étranglée, dans Cater Street.
Horreur!! et quel déshonneur pour la famille! Que de tracas et de dérangements va causer la police, et surtout cet impertinent Inspecteur Pitt qui ne cesse de déranger la famille et Charlotte particulièrement. 
Tout cela est d'une inconvenance!!! 
Mais malgré la chape de silence et de paraître qui règne sur le quartier, les esprits sont préoccupés et la situation ne s’arrange pas. Et le tueur sévit toujours, avec la même méthode, dans la même rue, sans se soucier de la classe sociale ni de l'honorabilité de ses victimes. Ont-elles un lien entre elles?
Et qui est le tueur? Un étranger? Un fou? Un vagabond? ou un voisin? Quelqu'un que tout le monde connait depuis toujours et qui donne l'impression d'être tout à fait sain d'esprit?

MON AVIS
L'étrangleur de Cater Street est un bon petit polar qui réussit à poser l'ambiance guindée de la bonne société anglaise de l'époque victorienne, tout ses espoirs et ses tabous, mais aussi à poser l'ambiance lourde et la peur latente que créée la série de crimes sur les jeunes filles.

Premier tome d'une très longue série, c'est le pilote en quelques sortes, qui amène le contexte d'origine de Charlotte et la rencontre des deux héros. C'est peut-être le petit bémol, à mon sens, d'ailleurs, car on est plus coincé dans les salons avec la famille à supporter la bonne société qu'au coeur de l'enquête.
Néanmoins, le livre m'a tenue en haleine jusqu'au bout, et l'intrigue ne se dénoue que dans les toutes dernières pages.
j'ai pris du plaisir à le lire, et même si je ne le classerai pas dans les "best of the world", j'ai bien envie d'en lire quelques suivants, notamment pour voir comment évolue la relation entre Charlotte et l'inspecteur. Affaire à suivre donc!
Charlotte et un inspecteur de police..... Dieu que c'est inconvenant!

dimanche 17 février 2013

J'ai fini par craquer pour la KOBO Glo...

photo fnac.com
Je vous en parlais il y a quelques temps. J'en avais ras le bol de transporter les livres dans mon sacs, ils s'abimaient toujours malgré mes précautions, c'était lourd, j'avais des fois la flemme des les sortir dans le metro, serrée entre deux personnes qui prennent trop de place...j'avais des fois un peu honte de les sortir aussi (humm...Fifty Shades n°1... par exemple), bref... mes yeux louchaient de plus en plus vers les liseuses depuis quelques mois. Après moult études de marché, des heures passées sur amazon pour examiner les Kindle, et sur la Fnac pour creuser la piste Kobo...
Pendant les vacances, je suis allée les tester même, parceque ce genre de truc, je me vois mal l'acheter sur le net sans l'avoir eu en main avant...évaluer le poids, la réactivité, la luminosité....
Comme chez mes parents, il y a une Fnac (kobo) et Darty (dépositaire amazon kindle) côte à côte, j'ai fais quelques aller-retour pour vraiment être sur de mon choix.
Au départ, j'étais carrément pro-Kindle.... puis à force de tests, lectures d'avis, j'ai fini par pencher côté Kobo, notamment pour échapper au lobbying américain....liberté des formats de lecture....j'avais arrêté mon choix sur la Kobo Arc, mi-liseuse mi-tablette. Mais bon, 199Euros quand même...
Et après Noël, mes finances étant un chouille ras les paquerettes, j'ai laissé couler, avec mon anniv en horizon.
Et puis, il y a eu les soldes Fnac (pas Amazon, faut pas déconner!!) avec la Kobo Mini à 55 euros au lieu de 79 et la koboTouch à 79 euros au lieu de 99. Et hop, re tests, re lectures, re torture des méninges... et puis finalement, j'ai craqué pour la Glo (la plus chère, 129 euros, pas en solde, évidemment!!) parceque je me suis dis que si je pouvais claqué 100 euros en maquillage et autres conneries chez Séphora, c'était quand même fou de m'asticoter la tête pour la liseuse qui va me faire autrement plus d'usage que ces blushs et enlumineurs que j'utiliserais à peine!
Bref, voilà la Kobo Glo dans mes mimines, toute belle (je l'ai pris en rose) dans sa belle pochette en cuir rouge (en soldes, quand même!) (mais du coup, on voit plus qu'elle est rose ma Kobo!) et, comment dire, méga super pratique!!

Points forts
. C'est léger, 
. C'est ludique, et une fois qu'on a bien paramétré l'écran, on ne s'énerve plus parce que les pages se tournent toutes seules...
. j'ai envie de la sortir plus qu'un bouquin, parce que ça a le format d'un poche, et encore, dont on rabat les pages.
. j'ai plus de facilité à lire en anglais grâce aux dicos intégrés (et en appuyant sur un mot, on a la définition en VO et la traduction si on veut)
. je trimbale avec moi une dizaine de livres, au gré de mes envies, et même des livres compromettants et personne ne le voit ( bon je ne lirais pas les autres Fifty Shades, c'est trop mal écrit!)
. Le rétroéclairage de la Glo est pratique  le soir dans mon lit. (mais n'est pas indispensable pour le train ou le métro, du coup, la Touch est très bien aussi!)
 . Oui, il faut s'habituer à ne pas avoir la matérialité du livre, savoir à l'épaisseur où on en est, mais on s'habitue vite! J'étais la première à dire "ouaaaiii mais, naaaan, je peux pas me passer du papier, tu comprennnds, un livre, c'est tellement un bel objet!" C'est vrai, bien sur, et ça ne m'empêchera pas d'acheter en papier les livres que j'aime pour les avoir. Mais en attendant, mes étagères vont nettement moins s'encombrer de livres qui ne m'ont plus que moyennement, et c'est papa qui sera content quand il faudra déménager!!

Points faibles :
. Il y a des petits bugs, de temps en temps, l'écran met quelques secondes longues à réagir, et tourne trois pages du coup, parce que je me suis énervée dessus.
... et pour l'instant c'est tout!!
Ah si, j'achète mes livres directement depuis le site de la fnac, parce que depuis la tablette ou depuis l'application Kobo a installer sur l'ordi, c'est poussif, ça rame et je ne suis pas une fille patiente!!

Mais sinon, je suis ravie de mon achat... et je relis, notamment en anglais, et avec plaisir.
Je vous reparle vite des livres qui j'ai lu ou que je suis en train de lire via Kobotinette : L'étrangleur de Cater Street d'Anne Perry, et Oscar Wilde and the Vatican's murders de Gyles Brandreth (que j'avais commencé en version papier et lâché par flemme, et que je reprends bien plus facilement avec la liseuse qui me traduit les quelques mots dont j'ai besoin illico presto!!)


Meurtres en soutane - P.D. JAMES

Je suis dans une phase polar comme vous pouvez le constater! Et PD James, dans le domaine, c'est incontournable, même si étonnement, je n'ai encore lu que celui d'elle, à l'exception de son dernier livre, La mort s'invite à Pemberley, où elle installe un meurtre dans l'univers d'Orgueil et Préjugés de Jane Austen, et que je n'ai pas du tout aimé!
Bref, revenons à notre mouton!

Saint Anselm est un collège théologique comme on n'en fait plus. Installé dans une austère et vieille bâtisse victorienne au bord d'une falaise, qui commence sérieusement à lui lécher les pieds, loin de tout, on y abrite quelques séminaristes qui visent à devenir prêtres. Or l'un d'eux est retrouvé mort, happé par la falaise, ses vêtements, bien pliés à ses côtés. Suicide? Accident? Meurtre? Ce qui est sur, c'est que cette mort n'arrange pas les affaires du collège et de son directeur le père Sébastien Morel. Considéré comme obsolète et élitiste, l'Eglise cherche un prétexte pour fermer l'établissement, et cette mort pourrait bien précipiter les choses.
De plus, le père du jeune homme qui a trouvé la mort, un riche homme d'affaire, ne se satisfait pas de l'enquête qui a conclu à l'accident, et ordonne quasiment à Scotland Yard d'enquêter.
Le commandant Adam Dalgliesh, héros récurrent de l'auteur est donc embarqué dans une nouvelle enquête, où il doit marcher sur des œufs pour ne pas blesser les sensibilités, et pour ne pas effrayer le possible assassin qui croit s'en être tiré.

Quoi dire de plus? C'est un bon polar "à l'ancienne" bien mené, rythmé, dans la tradition anglaise. L'intrigue n'est pas cousue de fil blanc, et on voit les nœuds du problèmes s’emmêler puis se démêler au fil des pages.
C'est agréable à lire, ça nous tient en haleine, et ça donne envie d'en lire d'autres de la série...comme un bon Agatha Christie, même si on n'égalera jamais, ni ne dépassera cette maîtresse en la matière.
Bref, un bon moment, à lire avec du thé, pour être dans l'ambiance, car même au XXIe siècle, les anglais ne dérogent jamais au five o'clock!!

dimanche 10 février 2013

Arretez-moi là ! - Iain LEVISON

J'avais entendu parlé de ce livre par Elodie Fondacci, l'une des charmantes et délicieuses animatrices de Radio Classique, qui a un talent certain pour raconter les histoires et pour présenter les livres du weekend. Ainsi donc, il y a maintenant facilement quelques mois, elle avait présenté ce livre dans le cadre de sa rubrique. Et, si, finalement, je l'ai acheté sur les conseils de la libraire, je me suis souvenue au fil de ma lecture de cette première rencontre, et ça m'a motivée encore plus!!
Bref, comme pour Meurtres au manoir, la libraire m'a également conseillé celui-ci face à mes vœux de polars loufoques.
Arrêtez moi là !, C'est la phrase qu'entendent 50 fois par jour tous les chauffeurs de taxi.
Or, nous voilà partis avec Jeff Sutton, chauffeur de taxi sans histoire et plutôt charitable. Un soir comme les autres, il prend une passagère à l'aéroport pour la ramener en ville. Super, une course juteuse. Puis, comme elle n'a pas assez de liquide sur elle pour payer, il patiente quelques instants dans son salon, le temps qu'elle aille chercher l'argent. La maison est belle, dans un beau quartier, et lui-même ancien poseur de fenêtres, il admire le travail, en ouvrant et en en refermant une afin de voir si elle porte bien la petite signature de la marque, gage d'un boulot de qualité comme il le faisait avant d'être taxi. 
Puis, en rentrant, il remarque deux jeunes femmes complétement ivres qui titubent en faisant du stop, et comme il est gentil, et que c'est sur son chemin, il les ramène gratuitement à leur résidence, histoire qu'elles ne tombent pas malencontreusement sur quelqu'un de moins bien intentionné puisqu'il est très tard dans la nuit.
Mais pas de chance, l'une d'elle répand ses hauts le cœur sur la banquette et en rentrant au garage, il est de corvée de nettoyage du taxi, à la vapeur même, histoire de bien tout faire partir.
Oui, mais voilà, le lendemain ou le surlendemain, au cours de ses jours de repos, la police frappe à sa porte, et l’arrête! Motif, l'enlèvement de la fille de la dame qu'il a chargée à l'aéroport.
Quelques conseils : 
1- ne JAMAIS toucher les fenêtres des gens, surtout chez les inconnus
2- ne JAMAIS nettoyer son taxi (ou sa voiture) à fond et en profondeur à la vapeur après avoir touché la fenêtre de quelqu'un
3- ne JAMAIS sous-estimer la capacité de la police à se gourer et à vouloir clore l'affaire le plus vite possible surtout si le coupable idéal est servi sur un plateau.

Voilà comment grâce à la mésaventure (enfin bon,c'est gentillet comme terme!) de Jeff Sutton, nous dérivons au coeur du système américain, des commissariats de quartier au couloir de la mort, en compagnie d'un innocent qui porte sur tout ça un regard d'abord amusé, puis révolté, puis impuissant, et enfin complétement décalé et déphasé même. 
C'est un très bon roman, autant le dire tout de suite. Je l'ai dévoré en 2 jours.
C'est un bon roman dérangeant quand même! Je n'ai pas pu m’empêcher de frémir à l'idée que pendant que la police s'acharne à faire coller les preuves à Jeff Sutton, elle ne recherche pas vraiment le kidnappeur de la petite fille! Et qu'elle préfère au bout de quelques temps décréter que Sutton l'a tuée et enterrée quelque part plutôt que d'explorer d'autres pistes.
Mais le ton, si il est plus que cynique et ironique, est agréable à lire. L'auteur réussit, vous l'aurez compris, à nous faire nous sentir concerné!
Pour le côté loufoque, bon, c'est pas tout à fait ça non plus, il faut bien le dire. Oui, le héros a un point de vue décalé sur les choses, mais sa situation ne prête pas tout à fait à rire quand même.
Un bon polar donc, presque un documentaire (et ça, c'est pas rassurant!). 

dimanche 27 janvier 2013

Meurtres au manoir - Willa MARSH

Envie d'un petit polar à la sauce british? et un peu loufoco-mystique?
Alors, peut-être pouvez vous vous penchez sur Meurtres au manoir... Je cherchais un bouquin un peu décalé, genre polar, mais genre un peu barj, et la libraire m'a conseillé "Meurtres entre sœurs' de Marcia Willett. Et puis elle ne l'avait plus, alors elle m'a conseillé celui-là, du même auteur (mais autre pseudo!)

Meurtres au manoir, c'est l'histoire de Clarissa, trentenaire celibataire qui s'ennuie et qui rencontre Thomas, un jeune veuf propriétaire d'un grand et beau domaine dans la campagne anglaise.
Entre eux, ça marche, elle rêve de devenir une de ces femmes bourgeoises en bottes de cheval et lui la trouve charmante et attirante, tout à fait ce qu'il lui faut pour raviver sa vie terne depuis la mort de sa femme.
Voilà donc que Clarissa débarque dans le beau manoir... où Thomas vit avec sa fille (qui veut devenir bonne soeur et qui voit des fantômes dans la maison) et avec ses deux vieilles tantes, jupes en laine et vestes en tweed, très souriantes et accueillantes, mais un rien comploteuses.
D'ailleurs les deux petites vieilles sur la couverture sont assez comme je me les imagine.

Humour noir, complot et arsenic, voilà la promesse de ce livre.
Humour noir, heuuuuu, vous avez dit "humour"? bon, c'est un livre plaisant, certes, mais pas à se tordre non plus, et question humour noir, Le magasin des suicides est beaucoup plus savoureux.
Complot, ah ça pour ça...je dirais même complotS, car tout le monde complote contre tout le monde ou presque!! 
Arsenic...bon en fait ce sont plus des herbes et des potions hand made, mais c'est efficace quand même! Une bonne tisane de tati Gwyneth et vous dormez comme un bébé (ou pire!)!!

Mon avis : comme je l'ai dit, ce livre est plaisant et je ne l'ai pas laché. Mais il n'est pas inoubliable non plus. C'est un bon polar, mais je ne sais pas si c'est moi ou pas, mais si je ne l'ai pas laché, c'est surtout parceque je me faisais beaucoup beaucoup de soucis pour l'héroïne, et le danger ne vient pas forcément de là où on pourrait le croire.
C'est un livre un peu stressant en fait. Tout le monde est tellement en train de prendre le pas/le contrôle sur les autres, que ça plante une atmosphère assez pesante en fin de compte. Pesante, et néanmoins assez sympathique. et ça marche, puisqu'on le lit vite, pour savoir la fin! En fait, j'ai retrouvé certains aspects de Rebecca de Daphné du Maurier (ça c'est un bouquin +++++), le jeune veuf torturé, la maison inquiétante, l'impression de ne jamais être vraiment chez soi...
Bon les personnages sont peut-être un peu caricaturaux dans leurs travers, Clarissa est un peu nunuche, Georgy (la best friend, pas si best que ça!!) vraiment spéciale, et finalement, les deux personnages les plus savoureux, ce sont les vieilles tantes qui ne sont pas assez au cœur de l'action à mon avis!!
Mais bon, malgré tout, pas mal. Si je tombe dessus à l'occasion je lirais Meurtres entre sœurs...


mercredi 16 janvier 2013

Le Trône de Fer vol 1 et 2 - George R. R. MARTIN

Il parait que quand on aime la fantasy, comme moi, on ne peut pas être passer à côté du Trône de Fer....comme moi.
Le trône de Fer est un épopée fantasyesque donc, se passant dans un monde médiéval fantastique, où le roi Robert règne sur le Royaume des 7 couronnes, qui réunifie les 7 seigneuries qui le composent, dont les familles souveraines, si elles sont officiellement réunifiées sous le trône de fer, sont en réalité toujours rivales.
S'en suivent des tas de complots, d'aventures, de batailles, pour la reconquête, pour l'honneur, pour tout un tas de raisons chevaleresque!!
Dans un monde où un été de près de 15 ans tend à s'achever, et où l'hiver, terrible et tant redouté, apporte avec lui des créatures glaciales et meurtrières, sonne la fin du monde tel qu'on le connait, nous assistons aux querelles des familles et des différents royaumes qui cherchent à prendre le pouvoir et à régner en maitre absolu sur les 7 couronnes.
Nous suivons d'abord les différents membres de la famille Stark, maitres de Winterfell, royaume du nord.
Lord Eddard, le seigneur, sa femme Catelyn, son deuxième fils Bran, ses filles Aria et Sansa, son batard Jon, mais aussi Tyrion, le frère de la Reine, un nain, rejeton mal aimé de la puissante et douteuse famille Lannister, qui cherche à tout prix à avoir la main mise sur le royaume.
La Reine complote, le roi n'est plus qu'un boit-sans soif, les seigneurs sont divisés, et les enfants de Lord Stark se retrouvent bien malgré eux au coeur des tourmentes.

J'ai donc lu les deux premiers tomes, (il en existe à ce jour 15, je crois) pendant les vacances de Noël. Au bout de quelques dizaines de pages, je me suis dit que ça me disait quelque chose! Il s'avère que j'ai du le commencer déjà, il ya quelques années, et qu'alors, je n'avais pas accroché plus que ça.
Cette fois, étant donné que j'ai lu ce gros pavé, on peu dire que ça m'a davantage intéressée. Chaque chapitre est consacré à l'un des personnages principaux, dont on suit les aventures. C'est d'ailleurs assez intéressant de voir comment différents personnages vivent un même événement.
Je me suis assez facilement attachée aux personnages, surtout aux plus jeunes et je prends plaisir à les suivre, je m’inquiète même pour eux quand les chapitres consacrés aux autres s'intercalent!!
Je pense donc lire la suite, tranquillement.
Mais 7 bouquins de cette épaisseur (15tomes, regroupés par deux à chaque fois), ça va faire un peu bcp dans ma bibliothèque!!
Ce qui me pose une question qui traine depuis quelques temps dans ma petite tête ... et quid de la liseuse???

dimanche 13 janvier 2013

La liste de mes envies - Grégoire DELACOURT

Ce livre, si on ne me l'avais pas offert, je ne l'aurais jamais lu. 
Parce que je me tiens toujours bien loin de l'actualité littéraire, des livres qu'on met en vedette sur les gondoles avec des bandeaux "prix Renaudot, Goncourt et autres", qu'on estampille comme des cigares cubains, et qui sont sans doute de très bons livres mais qui me semble à moi n'être que des étincelles, des opérations commerciales.
Si je finis des fois par tomber dessus, dix ans plus tard, c'est parce que justement, ils ne sont plus marqués comme "fantastiquement bons et donc à lire absolument pour en causer dans les salons", qu'ils sont redevenus anonymes, et qu'alors si je les apprécie, ce n'est que pour les mots et le contenu et pas parce que je le dois!

Celui là, un ami me l'a offert pour Noël, parce qu'il savait que j'aime lire, qu'il n'y connais rien... et qu'il s'est gentiment fait guidé par la libraire à qui il a demandé conseil. Rien que ça, ça me donne envie de le lire ce bouquin, dont on parle partout pourtant!! Rien que pour l'effort fait pour moi!

Bon, revenons à nos moutons!

La liste de mes envies, c'est l'histoire de Jocelyne, mercière à Arras, la ville la plus morne et la plus grise du monde (je tiens a dire que ce n'est pas de moi, je suis du Nord aussi, alors, je ne juge pas!!).
Jocelyne a une vie tranquille, pas folichonne, mais tranquille et heureuse. Elle est mariée à Jocelyn (oui, ça s'invente pas!! Encore que moi j'ai bien une cousine Florence mariée à un Florent!) qui lui a fait 3 enfants, enfin deux, la petite dernière étant morte née. Il lui a d'ailleurs beaucoup reproché, Jocelyn, d'avoir tué ce bébé dans son corps, comme si elle était responsable. Elle avait cru mourir aussi, le perdre et puis finalement la vie a repris sont cours, et Jocelyne a retrouvé une sorte de petit bonheur tranquille, fait de beaux moments quotidiens.
Et puis, un jour, avec les coiffeuses de la boutique d'à côté, elle joue au loto, sans y penser, laissant la machine choisir les chiffres pour elle. Et puis elle oublie. 
Et soudain, la nouvelle tombe, le grand gagnant habite à Arras. 
C'est Jocelyne!
Mais ça personne ne le sais.
Elle même ne veut pas vraiment le savoir.
Et si tout cet argent bouleversait sa vie? cette vie minuscule, mais qu'elle aime profondément quand même!
Et si l'argent pourrissait tout?
Oui, elle pourrait enfin offrir la voiture, l'écran plat et les DVD de James Bond dont rêve Jocelyn, mais rien ne serait plus jamais pareil...
Alors, elle se tait.
Elle ne va pas déposer le chèque, pour ne rien perdre, pour conserver ce bonheur simple et pourtant précieux qu'elle a déjà, même avec un grille pain en fin de vie.
Elle sait que cet argent va lui pourrir la vie si elle en parle, elle le sent. Et pourtant, malgré toutes ses précautions, sa vie bascule, à cause de l'argent? ou parce qu'elle l'a tu?

Bien écrit, court, concis, je l'ai lu en une journée, parce que l'histoire de cette femme m'a touchée, particulièrement peut-être. Parce qu'on rêve tous, quelque part, de gagner au loto et de changer notre petite vie tranquille en quelque chose de plus grand et de plus excitant.
Les critiques parlent d'un livre léger, moi, j'ai trouvé ce livre triste, très triste même. Une tristesse latente, constante et belle, qui émeut, sans sensiblerie pourtant qui ne vous laisse pas dépressif et désespéré, mais plutôt heureux de votre sort. (En revanche, je conseille aussi d'avoir un ami, un amoureux, à prendre dans ses bras juste après, pour se raccrocher à quelque chose d'important, de concret et de fort et pour se dire, que notre vie, même pas toujours rose, n'est pas si triste.)
Même si ce n'est pas vraiment un coup de coeur, c'est un beau livre, délicat. Qui n'est pas qu'une opération marketing..... 
Il mérite son bandeau "coup de coeur de libraires"!!