Voilà un des livres qui ont accompagné mes vacances au bord de la mer. Je suis tombée dessus grâce à une promotion sur les nouveauté epub sur le site de la fnac et sincèrement je pense que si il n'avait pas attiré mon attention par son petit prix, je ne l'aurai pas remarqué, mais parfois, les petits hasards font bien les choses...
C'est un premier roman, auto-édité sur Internet au départ, puis au regard du succès, édité par Michel Lafont. Donc, avant même de l'ouvrir, je trouve que ce livre a une jolie histoire (que je ne connaissais pas avant de le lire, je me suis renseignée ensuite). Il est tellement difficile aujourd'hui d'être écrivain. ça a probablement toujours été le cas, mais les maisons d'éditions aujourd'hui connaissent la crise, et prennent de moins en moins de risques. La solution de l'auto-édition grâce à Internet permet au moins à ces auteurs, qui auraient (ou qui ont) été refusés partout ailleurs d'être lus. Et de temps en temps, le seul risque est de tomber sur une petite pépite. Bref...
Les gens heureux lisent et boivent du café. J'aime les titres étranges et longs, je ne sais pas pourquoi! Celui là me plait, encore que ne buvant pas de café moi-même...ça implique que je ne suis pas tout à fait heureuse!!
C'est l'histoire d'une reconstruction... d'un drame si terrible qui surgit dans la vie de notre héroïne que la seule façon pour elle de respirer à nouveau, de sortir la tête de l'eau, c'est de partir, loin. Dans un pays dur, en Irlande. Oublier... non, impossible. Lui, elle l'aimait tant, et elle, petite chérie toujours si gaie, elle la porte à jamais en elle. Diane a perdu son mari et sa petite fille. Accident de voiture. Brutal. Inattendu. Comment peut-on se relever après ça ? Comment continuer à vivre là où ils ont vécus, entouré de leur souvenir ? Peut-être le pourra t'elle, plus tard, beaucoup plus tard, mais pour le moment, même vivre sans eux semble impensable.
C'est pourquoi Diane décide de s'enfuir, loin, dans un autre pays, un autre paysage. Pas pour oublier mais pour reprendre son souffle.
Là bas, en Irlande, dans ce climat froid, au bord de cette mer tortueuse, elle va rencontrer une autre vie qui lui permettra -peut-être- de retrouver la sienne. Une vie simple, loin de Paris, loin de l'agitation, du paraître et trouver des gens heureux, simples et généreux qui vont l'aider à renaître.
Un voisin bougon et torturé aussi... insupportable, mais qui va lui permettre de sortir de sa torpeur et de se relever, de ne plus être un fantôme ou une victime.
Mon avis : C'est un livre charmant, émouvant et joyeux malgré tout.
Le pitch a l'air lourd, et oui, c'est vrai l'arrière plan est dur, et j'ai pleuré quasiment à chaque fois que Diane repense ou parle de son passé.
Mais j'ai savouré cette Irlande, ces voisins charmants, la plage et la mer. J'ai pétillé à chaque rencontre entre Diane et son vilain voisin, qui lui aussi est en reconstruction. J'ai aimé la manière dont la souffrance réussit pas à pas à se transformer en envie, envie de vivre, en envie de lui aussi.
Bref, c'est un petit livre (250 pages environ), qui passe trop vite. Qui rappelle qu'en dépit des terribles épreuves que la vie met sur notre chemin, chacun de nous a en lui la force de les surmonter et de continuer. Sans oublier.
J'ai juste été déçue (en fait frustrée) par la fin, trop rapide à mon goût et mon côté fleur bleue aurait aimé un petit chapitre de plus, un épilogue... rien que pour voir Diane se réinstaller dans sa vie. Mais l'auteure est restée pudique, et c'est tout à son honneur.
J'ai juste une remarque pour la maison d'édition et le graphiste de la couverture. Je trouve que quand même, c'est tout à fait copié ou du moins trèèès largement inspiré par celle du livre de Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit, grand succès de l'année dernière. C'est probablement pour attirer l’œil sur ce livre là, pour "surfer" un peu sur le succès mais je trouve ça pas terrible...un peu facile disons. Je n'ai pas lu Rien ne s'oppose à la nuit, mais j'imagine qu'il est très différent. C'est un peu comme si malgré le succès sur internet, la maison d'éditions ne faisait pas confiance au livre et le déguisait pour l'aider un peu. J'aurai préféré qu'il ai une vraie couverture, rien qu'à lui. Celle-ci est trop "coup de pub" pour moi! Voyez-vous même :

















