
Sur les conseils, et sur un défi du Comte Todd du très bon blog lectures "A la dérive... les mots nous font vivre", je me suis attaquée à L'ombre du vent.
Ce roman, à cheval entre le roman historique et le polar, raconte l'aventure que vit le jeune Daniel qui, à 10 ans découvre et dévore un livre inconnu d'un auteur inconnu qui le fascine immédiatement. Le livre s'appelle L'ombre du vent, l'auteur Julian Carax.
Curieux, notre petit lecteur, libraire en herbe, cherche à savoir tout ce qu'il peut sur ce fameux Carax, dont la vie semble bien mystérieuse et dont un fantôme cherche à détruire les moindres fragments.
Daniel grandit, perçant peu à peu les voiles de brumes qui entourent Carax, et sa propre vie prend peu à peu une tournure assez similaire à celle de sa dangereuse idole.
Cette quête emmène notre jeune adolescent qui a tout encore à découvrir auprès de belles et dangereuses femmes qui le mettent en émoi , le frotte à la police -milice d'une Espagne à peine sortie des griffes de la guerre civile.
Petit à petit le parallèle Vie de Daniel/Vie de Julian se tisse, bringuebalant les joies et les drames de chacun.
Petit à petit le brouillard se déchire, découvrant bien souvent une vérité plus noire qu'on ne l'imaginait.
Ce roman est très bien écrit (traduit), l'enquête est originale et sa description de Barcelone des années 50 est très intéressante.
Cependant, si je l'ai apprécié et lu rapidement, je ne l'ai pas dévoré au point de profiter de la moindre minute de libre pour le lire. Je regrette un peu que le fameux L'ombre du vent soit juste un prétexte, j'aurais peut-être aimé que le roman prenne un peu plus de place dans l'histoire, même si celle-ci est déjà très fournie.
Je vais paraître un peu bêbête aussi, mais l'histoire révèle des drames tellement terribles que j'en ai fait quelques cauchemars.
Au-delà de mon côté nounouille (voilà c'est dit), c'est vraiment très bien, il y a pleins de détails qui rendent le récit vivant, comme si on le regardait par une fenêtre. Les personnages sont bien campés, savoureux même pour ce qui est de Fermin que je rêverais de rencontrer!
Ce roman parle de l'injustice due aux classes sociales, de la méchanceté des hommes, par bêtise, par opportunisme ou par convenance. Des drames qui se jouent derrière les murs des plus belles demeures, et malgré tout ça, malgré toutes ces souffrances contenues, distillées , les héros sont d'une honnêteté remarquable. Pas dans le sens "je ne ferai jamais rien d'illégal", plutôt du genre honnêtes avec eux même, avec ce qu'ils sont, lâches parfois, benêts aussi, jaloux, mais justes, et amoureux.
En fait, je m'aperçois qu'il m'est très difficile de vous parler de ce livre, que j'ai incontestablement aimé, et qui m'a glacé aussi parfois. J'oscille entre le plaisir et le malaise et c'est assez délicat à expliquer. C'est un peu un roman que j'ai lu avec mes nerfs, avec ma peau; et j'ai bien du mal à les faire témoigner!!
Ce roman, à cheval entre le roman historique et le polar, raconte l'aventure que vit le jeune Daniel qui, à 10 ans découvre et dévore un livre inconnu d'un auteur inconnu qui le fascine immédiatement. Le livre s'appelle L'ombre du vent, l'auteur Julian Carax.
Curieux, notre petit lecteur, libraire en herbe, cherche à savoir tout ce qu'il peut sur ce fameux Carax, dont la vie semble bien mystérieuse et dont un fantôme cherche à détruire les moindres fragments.
Daniel grandit, perçant peu à peu les voiles de brumes qui entourent Carax, et sa propre vie prend peu à peu une tournure assez similaire à celle de sa dangereuse idole.
Cette quête emmène notre jeune adolescent qui a tout encore à découvrir auprès de belles et dangereuses femmes qui le mettent en émoi , le frotte à la police -milice d'une Espagne à peine sortie des griffes de la guerre civile.
Petit à petit le parallèle Vie de Daniel/Vie de Julian se tisse, bringuebalant les joies et les drames de chacun.
Petit à petit le brouillard se déchire, découvrant bien souvent une vérité plus noire qu'on ne l'imaginait.
Ce roman est très bien écrit (traduit), l'enquête est originale et sa description de Barcelone des années 50 est très intéressante.
Cependant, si je l'ai apprécié et lu rapidement, je ne l'ai pas dévoré au point de profiter de la moindre minute de libre pour le lire. Je regrette un peu que le fameux L'ombre du vent soit juste un prétexte, j'aurais peut-être aimé que le roman prenne un peu plus de place dans l'histoire, même si celle-ci est déjà très fournie.
Je vais paraître un peu bêbête aussi, mais l'histoire révèle des drames tellement terribles que j'en ai fait quelques cauchemars.
Au-delà de mon côté nounouille (voilà c'est dit), c'est vraiment très bien, il y a pleins de détails qui rendent le récit vivant, comme si on le regardait par une fenêtre. Les personnages sont bien campés, savoureux même pour ce qui est de Fermin que je rêverais de rencontrer!
Ce roman parle de l'injustice due aux classes sociales, de la méchanceté des hommes, par bêtise, par opportunisme ou par convenance. Des drames qui se jouent derrière les murs des plus belles demeures, et malgré tout ça, malgré toutes ces souffrances contenues, distillées , les héros sont d'une honnêteté remarquable. Pas dans le sens "je ne ferai jamais rien d'illégal", plutôt du genre honnêtes avec eux même, avec ce qu'ils sont, lâches parfois, benêts aussi, jaloux, mais justes, et amoureux.
En fait, je m'aperçois qu'il m'est très difficile de vous parler de ce livre, que j'ai incontestablement aimé, et qui m'a glacé aussi parfois. J'oscille entre le plaisir et le malaise et c'est assez délicat à expliquer. C'est un peu un roman que j'ai lu avec mes nerfs, avec ma peau; et j'ai bien du mal à les faire témoigner!!






