dimanche 19 août 2012

Les livres de l'été

Un mois de juillet assez naze et voilà que la chaleur nous surprend d'un coup, en traître, une semaine avant la reprise!! ça m'oblige à rester à l'intérieur, volets fermés! Bon, ça me permet aussi d'enfin me poser pour parler ici des livres de mon été, depuis celui que j'avais emporté en Chine (et qui n'a pas tenu les 15jours malgré son épaisseur), jusqu'à celui que j'ai fini cette semaine. Je passe sur les relectures que j'ai faîtes, puisque j'ai relu pas mal de choses dont je vous avais déjà parlé ici.

Voici le programme : 
Le livre perdu des sortilèges, de Deborah Harkness
Ce que savait le chat, de Martha Grimes
Le jeu de l'Ange, de Carlos Ruiz Zafon

Le livre perdu des sortilèges, de Deborah Harkness

Voilà mon compagnon de Chine, 840 pages, que j'ai dévoré en une semaine, pourtant assez intensive au demeurant. ça vous permet d'entrevoir à quel point il m'a plu!
L'histoire en deux mots : Diana Bishop est professeur à l'Université d'Oxford, spécialiste de la littérature alchimique ancienne et travaille à décrypter les traités alchimiques de façon scientifique. Jusqu'ici, tout ceci sens le Da Vinci code à plein nez, avec une version féminine du héros de Dan Brown.
Or cette chère Diana a tout de même une particularité, ses parents, ses tantes et par extension, elle même, étaient ou sont des sorciers et des sorcières. Rendant la sorcellerie responsable de la mort de ces parents, elle s'est détachée de cet héritage et refuse d'y avoir recours, sauf quand la machine à laver a inondé tout l'appartement, il y a tout de même des limites! 
Un jour, à la bibliothèque, elle demande à consulter un livre, L'Ashmole 782, écrit des siècles plus tôt par un obscur alchimiste. Le livre vibre, semble lui chatouiller les doigts, Diana prend peur, et comprend que le livre sent la magie à plein nez, et le repose fissa. 
Sauf, que cet emprunt insignifiant déclenche une tempête dans le monde des créatures, des sorcières, des vampires, des démons....
L'Ashmole 782 que tous pensaient perdu, contient, selon sa légende, la clé des origines des créatures. Tous le cherche depuis des siècles, personne n'a jamais réussi à l'avoir entre les mains, et voilà qu'une pseudo sorcière, qui renie ce talent de surcroit, l'obtient comme ça, en le demandant seulement à la bibliothèque. 
Diana, qui n'a pas la moindre conscience de ce qui vient de se passer, remarque néanmoins rapidement les nombreuses créatures qui "soudainement" se prennent d'envie de faire des recherches universitaires à la bibliothèque. Des démons, des sorcières et un ombrageux vampire, qui semble d'abord la suivre, puis la protéger contre cette menace latente et obscure.

Se déclenche alors une échappée où Diana doit se protéger de toutes les créatures qui la traque, alors qu'elle ne maitrise pas du tout sa magie, et Matthew Clermont, l'ombrageux vampire va l'y aider, en lui permettant non seulement de se cacher, mais aussi de développer son potentiel.

Autant vous dire tout de suite, j'ai aimé, mais je crois quand même que c'est un livre "pour filles", parce que l'histoire d'amour prend beaucoup de place, et si elle est élégante, et, j'avoue, assez envoutante, la gent masculine risque de la trouver bien trop importante par rapport à l'intrigue initiale. En revanche, pour celles (et ceux, sait-on jamais), qui cherchent à la fois un livre divertissant, mêlant intrique alchimico-fantastique et romance sorcièro-vampirique, vous trouverez là votre bonheur, surtout que c'est bien écrit, pas gnangnan, captivant. (Ah, si tous les hommes avaient les manières de M. Clermont, il n'y aurait plus aucun de célibataire!!)

Autant vous dire que la suite (L'école de la nuit), qui sort en septembre va atterrir sur ma chaise de chevet rapidement, probablement avant sa sortie en livre de poche!! (ok, mon côté greluche prend le dessus là, je veux savoir comment Matthew et Diana vont s'en sortir dans leur nouvelle aventure!!!)


Ce que savait le chat, de Martha Grimes

Une enquête de Richard Jury, qui doit être le héros policier de Martha Grimes, mais que j'ai découvert par cette aventure.
Honnêtement, je l'ai acheté parceque le titre m'a plu. Dès qu'il est question de chat, ma raison a rarement son mot à dire! *honte*
Voilà donc un policier dans la grande mouvance de ses enquêtes menées par un inspecteur (ou lieutenant, commissaire, détective, ... ça marche aussi) un peu sombre et torturé et qui pourrait très bien passé pour un épisode de série tv comme on (je) les aime. Il ne faut pas voir ça comme péjoratif, attention, mais plutôt que ça rebondit pas mal, ça dépote d'une certaine manière et les personnages que je ne connaissais pas, m'ont paru attachants, avoir une longue histoire entre eux (faudrait lire les enquêtes de Richard Jury dans l'ordre pour bien faire!) et entretenir des liens intéressants au fil des aventures. 
Dans Ce que savait le chat, une jeune femme rousse, sublime, habillée haute-couture et chaussée de Louboutin, est retrouvée morte, tuée par balle, devant un sombre pub d'une petite ville de la banlieue de Lourdes. Autant vous dire qu'elle fait étonnement tache dans le décor. Personne ne la re-connait, et l'enquête s'annonce difficile. Or, il s'avère qu'en y regardant de plus près, il s'agit de la jeune bibliothécaire de la ville, une jeune femme non seulement fade et brune habituellement, mais aussi on ne peut plus discrète, plutôt jean tee-shirt qu'escarpins de 12 cm de haut et robe à 5000 livres. La petite intello avait une double vie à Londres,  le week end, où elle se changeait en sublissime escort-girl. 
Quelques jours plus tard, une autre jeune femme, escort elle aussi, est retrouvée dans un quartier de Londres, dans les mêmes conditions que la première : talons hauts, robe haute-couture et balle de petit calibre dans la peau. 
Alors crimes passionnels ou tueur en série?  une version updatée de Jack l'Eventreur serait -il sorti de l'ombre? 
Mais où est donc le chat dans cette histoire me direz-vous?
Et bien,le chat du pub devant lequel la première jeune femme a été trouvée, a disparu la nuit du meurtre. Aurait-il vu quelque chose? Le tueur l'a t'il liquidé lui aussi? ou a t'il été enlevé comme le pense sa jeune propriétaire, à laquelle on a ramené un autre chat, noir, mais qui n'est pas le sien?

La grande originalité de ce livre vient justement du chat, auquel l'auteur consacre quelques chapitres,  et où il devient héros et parle, raconte, et évolue comme un personnage à part entière. Son amitié improbable avec un chient rigolo, est assez rafraichissante. 

Le jeu de l'Ange, de Carlos Ruiz Zafon

Après l'Ombre du Vent, du même auteur, qui m'avait plus, tant c'était bien écrit et haletant, je me suis donc plongée dans Le jeu de l'Ange, qui me semblait tout à fait de la même trempe. Le premier n'était pas toujours rose, limite tragique à certains moments, mais finissait relativement bien il me semble... (pardon, je lis toujours trop vite et d'une année sur l'autre je n'ai que des souvenir globaux, l'avantage c'est que je peux relire les livres qui m'ont plu et les redécouvrir avec plaisir!)

Donc, dans Le jeu de l'Ange, on retrouve la Barcelone agitée des années 20 par les yeux d'un jeune écrivain David Martin, fauché comme les blés, qui vit de petites piges dans un journal. Orphelin, passionné par les livres, ce qui lui a valu quelques coups de son père qui trouvait qu'il gaspillait son temps et l'argent dans cette fichue littérature, il est néanmoins sous la protection d'un riche écrivain Don Pedro, qui le guide et au journal et dans la vie.
Amoureux de la fille du chauffeur de Don Pedro, David a un jour l'opportunité d'écrire un feuilleton fantastique pour le journal (sous un faux nom), feuilleton qui rencontre un succès immédiat. Il devient la star de la ville, l'ennemi de tous ces collègues journalistes jaloux du succès de ce petit cloporte qui n'est jamais allée à l'école. Isabelle, la fille du chauffeur, trouve qu'il gâche son talent. 

Un jour, il rencontre un étrange personnage, très chic, costume 3 pièces et Rolls Royce, qui se présente comme un éditeur français, et qui lui propose, contre une fortune, d'écrire un livre comme il n'en a jamais existé, un livre pour lequel les gens seraient prêts à se battre et à mourir. 
David hésite, puis accepte, et s'enclenche alors un long processus de destruction de tout ce qui l'entoure, de tous ceux qui se mettent entre lui et l'écriture de ce livre. 
David enquête sur cet étrange éditeur, que personne ne connait, et qui, si les renseignements qu'il réussit tant bien que mal à réunir s’avéreraient exacts, serait mort depuis des années.....
Avant lui, d'autres auteurs se sont brulés les ailes sur ce livre, avant lui d'autres gens sont morts, sont devenus fous... 

Ce livre est très bien écrit, les mots coulent, fluides, et c'est un délice pour l'esprit. Carlos Ruiz Zafon est décidément un très très bon écrivain. En revanche, il est sombre, et encore une fois, et sans doute pire encore que la dernière fois, le roman est tragique, et plus on pense s'en sortir plus le sort s'acharne. J'ai refermé le livre avec un gout assez amer dans la bouche, et je crois que je ne relirais plus cet auteur. j'attends d'un livre qu'il me divertisse, pas qu'il me glace le sang.
Chacun ses gouts après tout!!

2 commentaires:

  1. Je crois qu'après le livre sur lequel je suis actuellement (et dont je dois aussi la découverte à ce fabuleux blog...) j'aurais volontiers envie de me laisser tenter par le livre perdu des sortilèges... enfin s'il n'y avait eu cette histoire d'amour avec un vampire qui, par les temps qui courent, aurait plutôt tendance à me rebuter et à éveiller chez moi la plus vive méfiance! Je vais prendre le temps de la réflexion, d'autant que l'ombre du vent m’intéressais aussi vivement!

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  2. L'ombre du vent, c'est bien, mais alors pas drôle, mais pas drôle du tout.

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