vendredi 2 août 2013

La Promesse de l'Ange - Violette CABESOS et Frédéric LENOIR

Continuons dans la lancée "l'été je lis des polars et des livres divertissants". Cette fois, c'est en fouinant sur le site de la Fnac qui j'ai dégoté ce petit polar historique bien sympathique. Violette Cabesos, je ne la connaissais pas, en revanche, Frédéric Lenoir, si. Frédéric Lenoir, c'est le rédac-chef du magazine Le Monde des Religions, et j'ai déjà eu l'occasion de croiser certains de ses livres, toujours autour du thèmes des grandes religions, qui sont toujours justes, sans jugement ni comparaison malvenue. Bref, je me suis dit qu'un roman co-écrit par Frédéric Lenoir, ça pouvait être sympatoche, et surtout sérieux!

La quatrième de couverture était alléchante, et c'était un coup de coeur des vendeurs. A priori, du bon! 

L'HISTOIRE - L’héroïne est une jeune archéologue, qui se prénomme Johanna, et qui dans son enfance faisait de drôle de cauchemars avec des moines dedans. Lorsque son amant l'emmène en week-end surprise au Mont Saint-Michel, ses angoisses remontent, ses cauchemars aussi. Elle en est persuadée, elle a un lien avec cet endroit. Pourtant, elle n'y est venue qu'une fois, petite, et elle voit dans ses rêves des endroits qu'elle n'a pourtant jamais vu de ses yeux.Un chantier de fouille fini par l'amener au Mont définitivement, et au fil des recherches et des découvertes de son équipe, la tension monte. Un des archéologues sous sa direction meurt brusquement, accident? Ou quelqu'un aurait-il tout intérêt à ce que les fouilles ne continuent pas??

Parallèlement à l'histoire de Johanna, se déroule l'histoire de la construction du Mont, au XIe siècle, une abbaye fabuleuse, unique en son genre, et perchée sur un rocher au cœur des éléments souvent déchainés... à l'endroit où l'archange Michel l'a souhaité. L'action du XIe siècle se concentre autour du moine bâtisseur, Frère Roman, qui ne vit que pour la construction de cette oeuvre de Dieu, jusqu'à ce qu'il rencontre Moira, une guérisseuse qui tout en étant une fervente chrétienne, continue à honorer les anciens dieux celtes. Ce qui, au Moyen-Age, n'est pas forcément une très bonne chose...

MON AVIS - D'abord, j'aime beaucoup apprendre sans en avoir l'air. Donc, apprendre des choses sur le Moyen-Age, l'église de cette époque et l'architecture du Mont-Saint-Michel et son histoire grâce à un roman, ça me plaisait bien, dès le départ. Ensuite, évidemment, c'est bien écrit, et ce qu'on y lit est "de source sure" si je puis dire. L'association entre une romancière et un grand philosophe, grand spécialiste des religions, ça pourrait faire peur, mais là, non, ça marche, et plutôt du tonnerre. 
L'histoire est passionnante et prenante et on est vite happé par les deux histoires, le polar du XXIe siècle et l'épopée architecturale (et un peu sentimentale) du XIe. 
J'ai énormément appris, non seulement sur la culture chrétienne, mais aussi sur l'architecture du Mont, et ça m'a donné grandement envie d'aller le visiter, ce que j'ai fait étant petite avec mes parents, mais dont je n'ai pas le moindre souvenir (et heureusement, pas non plus de cauchemars de moine non plus!!).

Bref, j'ai beaucoup beaucoup aimé et le principe et l'histoire, et le sérieux du fond de l'intrigue! C'est un premier coup de coeur de l'été!

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mardi 23 juillet 2013

La prophétie des Andes - James REDFIELD

J'ai enfin repris mes lectures...et je peux dire que je me rattrape! Mais commençons par le commencement, et par le premier livre que j'ai lu cet été.
La Prophétie des Andes, de James Redfield. C'est un ami qui me l'a offert, et il était tellement enthousiaste que j'ai eu envie de le lire vite.

Présenté comme un livre d'aventures au Pérou, le héros part à la recherche des mots d'un manuscrit ancien "Le Manuscrit", organisé en 9 révélations, sorte de prophétie sur l'évolution de l'espèce humaine, et contre laquelle certains sont prêts à tout mettre en œuvre.

Nous voilà donc partis sur un coup de tête au Pérou, où notre héros se retrouve emmêlé dans une drôle d'histoire, un rite initiatique en quelque sorte, basé sur les révélations du manuscrit, qui met au jour les énergies circulants entre les hommes et comment cette énergie influe sur nos comportements, surtout quand on apprend à la voir, la sentir et à la maitriser. Cependant, le gouvernement et l'église cherchent à tous prix à faire disparaître ce manuscrit et à faire taire ceux qui en sont adeptes. 

Je m’attendais honnêtement à une sorte de roman à la Dan Brown qui fait passer tout un tas de symboliques et d'idées dans une grande et épique aventure souvent très distrayante. Et j'ai été déçue, voire même fatiguée car si ce rapprochement peut être fait au départ, l'aventure prend vite un rôle de second plan après la philosophie New Age défendue par l'auteur. Et, là, j'ai eu clairement l'impression de lire un livre d'un gourou qui prend le prétexte du roman pour diffuser ses idées. Idées pas mauvaises d'ailleurs, mais ce n'est pas ce à quoi je m'attendais!! C'est un livre "hippie" déguisé en roman, et moi qui voulais un roman, un vrai, ben ça m'a pas plu!!

Bref, apparemment, le monde ne partage pas mon avis car c'est un best-seller lu par près de 35 millions de personnes dans le monde. Il a même été adapté au cinéma....
moué..... il parait qu'il y a une suite, et bien je ne la lirai pas!

mardi 26 mars 2013

L'étrangleur de Cater Street - Anne PERRY

Une jeune femme est retrouvée morte dans Cater Street, à Londres. Elle a été étranglée avec une fine corde et défigurée. Puis c'est le tour d'une femme de chambre.
Dans ce quartier huppé, à proximité de Cater Street, les filles de la famille Ellison vivent paisiblement leur vie de jeunes filles de bonne famille, très policée, très soumise aux convenances. Néanmoins, cette sordide affaire assombrit l'horizon et inquiète le voisinage. Une jeune femme, elle aussi de bonne famille, c'était déjà très préoccupant, mais lorsqu'une seconde jeune fille est assassinée, de la même manière et dans la même rue, la situation devient oppressante. Et pourtant, même si tout le monde n'a que ça en tête, Charlotte Ellison, notre héroïne, ne doit pas en parler. Ce ne serait pas convenable pour une jeune fille de sa condition. Peinture, broderie et thés avec les amies et connaissances de sa mère, voilà à quoi sa vie se doit de ressembler. 
Un soir, alors que Charlotte est seule à la maison, tout le monde étant sorti, le majordome vient la trouver, inquiet, parce que Lili, la femme de chambre n'est pas encore rentrée et qu'il est très tard. 
Qu'a t'elle à faire des sorties de la femme de chambre, je vous le demande?? Peut-être est-elle restée plus longtemps avec le garçon qu'elle avait prévu de retrouver? Tout simplement. 
Mais le doute s'installe. Après tout, Lili est une jeune femme sérieuse, et Charlotte l'aime bien. Et avec ce tueur dans les rues, on ne sait jamais. Charlotte fait alors une chose inconcevable, elle permet au majordome de prévenir la police. Lorsque Père l'apprend, il est dans une rage sourde. Quel déshonneur! Que vont penser les voisins? 
Cependant, le lendemain, non seulement Lili n'est toujours pas rentrée, mais surtout elle a été retrouvée, elle aussi étranglée, dans Cater Street.
Horreur!! et quel déshonneur pour la famille! Que de tracas et de dérangements va causer la police, et surtout cet impertinent Inspecteur Pitt qui ne cesse de déranger la famille et Charlotte particulièrement. 
Tout cela est d'une inconvenance!!! 
Mais malgré la chape de silence et de paraître qui règne sur le quartier, les esprits sont préoccupés et la situation ne s’arrange pas. Et le tueur sévit toujours, avec la même méthode, dans la même rue, sans se soucier de la classe sociale ni de l'honorabilité de ses victimes. Ont-elles un lien entre elles?
Et qui est le tueur? Un étranger? Un fou? Un vagabond? ou un voisin? Quelqu'un que tout le monde connait depuis toujours et qui donne l'impression d'être tout à fait sain d'esprit?

MON AVIS
L'étrangleur de Cater Street est un bon petit polar qui réussit à poser l'ambiance guindée de la bonne société anglaise de l'époque victorienne, tout ses espoirs et ses tabous, mais aussi à poser l'ambiance lourde et la peur latente que créée la série de crimes sur les jeunes filles.

Premier tome d'une très longue série, c'est le pilote en quelques sortes, qui amène le contexte d'origine de Charlotte et la rencontre des deux héros. C'est peut-être le petit bémol, à mon sens, d'ailleurs, car on est plus coincé dans les salons avec la famille à supporter la bonne société qu'au coeur de l'enquête.
Néanmoins, le livre m'a tenue en haleine jusqu'au bout, et l'intrigue ne se dénoue que dans les toutes dernières pages.
j'ai pris du plaisir à le lire, et même si je ne le classerai pas dans les "best of the world", j'ai bien envie d'en lire quelques suivants, notamment pour voir comment évolue la relation entre Charlotte et l'inspecteur. Affaire à suivre donc!
Charlotte et un inspecteur de police..... Dieu que c'est inconvenant!

dimanche 17 février 2013

J'ai fini par craquer pour la KOBO Glo...

photo fnac.com
Je vous en parlais il y a quelques temps. J'en avais ras le bol de transporter les livres dans mon sacs, ils s'abimaient toujours malgré mes précautions, c'était lourd, j'avais des fois la flemme des les sortir dans le metro, serrée entre deux personnes qui prennent trop de place...j'avais des fois un peu honte de les sortir aussi (humm...Fifty Shades n°1... par exemple), bref... mes yeux louchaient de plus en plus vers les liseuses depuis quelques mois. Après moult études de marché, des heures passées sur amazon pour examiner les Kindle, et sur la Fnac pour creuser la piste Kobo...
Pendant les vacances, je suis allée les tester même, parceque ce genre de truc, je me vois mal l'acheter sur le net sans l'avoir eu en main avant...évaluer le poids, la réactivité, la luminosité....
Comme chez mes parents, il y a une Fnac (kobo) et Darty (dépositaire amazon kindle) côte à côte, j'ai fais quelques aller-retour pour vraiment être sur de mon choix.
Au départ, j'étais carrément pro-Kindle.... puis à force de tests, lectures d'avis, j'ai fini par pencher côté Kobo, notamment pour échapper au lobbying américain....liberté des formats de lecture....j'avais arrêté mon choix sur la Kobo Arc, mi-liseuse mi-tablette. Mais bon, 199Euros quand même...
Et après Noël, mes finances étant un chouille ras les paquerettes, j'ai laissé couler, avec mon anniv en horizon.
Et puis, il y a eu les soldes Fnac (pas Amazon, faut pas déconner!!) avec la Kobo Mini à 55 euros au lieu de 79 et la koboTouch à 79 euros au lieu de 99. Et hop, re tests, re lectures, re torture des méninges... et puis finalement, j'ai craqué pour la Glo (la plus chère, 129 euros, pas en solde, évidemment!!) parceque je me suis dis que si je pouvais claqué 100 euros en maquillage et autres conneries chez Séphora, c'était quand même fou de m'asticoter la tête pour la liseuse qui va me faire autrement plus d'usage que ces blushs et enlumineurs que j'utiliserais à peine!
Bref, voilà la Kobo Glo dans mes mimines, toute belle (je l'ai pris en rose) dans sa belle pochette en cuir rouge (en soldes, quand même!) (mais du coup, on voit plus qu'elle est rose ma Kobo!) et, comment dire, méga super pratique!!

Points forts
. C'est léger, 
. C'est ludique, et une fois qu'on a bien paramétré l'écran, on ne s'énerve plus parce que les pages se tournent toutes seules...
. j'ai envie de la sortir plus qu'un bouquin, parce que ça a le format d'un poche, et encore, dont on rabat les pages.
. j'ai plus de facilité à lire en anglais grâce aux dicos intégrés (et en appuyant sur un mot, on a la définition en VO et la traduction si on veut)
. je trimbale avec moi une dizaine de livres, au gré de mes envies, et même des livres compromettants et personne ne le voit ( bon je ne lirais pas les autres Fifty Shades, c'est trop mal écrit!)
. Le rétroéclairage de la Glo est pratique  le soir dans mon lit. (mais n'est pas indispensable pour le train ou le métro, du coup, la Touch est très bien aussi!)
 . Oui, il faut s'habituer à ne pas avoir la matérialité du livre, savoir à l'épaisseur où on en est, mais on s'habitue vite! J'étais la première à dire "ouaaaiii mais, naaaan, je peux pas me passer du papier, tu comprennnds, un livre, c'est tellement un bel objet!" C'est vrai, bien sur, et ça ne m'empêchera pas d'acheter en papier les livres que j'aime pour les avoir. Mais en attendant, mes étagères vont nettement moins s'encombrer de livres qui ne m'ont plus que moyennement, et c'est papa qui sera content quand il faudra déménager!!

Points faibles :
. Il y a des petits bugs, de temps en temps, l'écran met quelques secondes longues à réagir, et tourne trois pages du coup, parce que je me suis énervée dessus.
... et pour l'instant c'est tout!!
Ah si, j'achète mes livres directement depuis le site de la fnac, parce que depuis la tablette ou depuis l'application Kobo a installer sur l'ordi, c'est poussif, ça rame et je ne suis pas une fille patiente!!

Mais sinon, je suis ravie de mon achat... et je relis, notamment en anglais, et avec plaisir.
Je vous reparle vite des livres qui j'ai lu ou que je suis en train de lire via Kobotinette : L'étrangleur de Cater Street d'Anne Perry, et Oscar Wilde and the Vatican's murders de Gyles Brandreth (que j'avais commencé en version papier et lâché par flemme, et que je reprends bien plus facilement avec la liseuse qui me traduit les quelques mots dont j'ai besoin illico presto!!)


Meurtres en soutane - P.D. JAMES

Je suis dans une phase polar comme vous pouvez le constater! Et PD James, dans le domaine, c'est incontournable, même si étonnement, je n'ai encore lu que celui d'elle, à l'exception de son dernier livre, La mort s'invite à Pemberley, où elle installe un meurtre dans l'univers d'Orgueil et Préjugés de Jane Austen, et que je n'ai pas du tout aimé!
Bref, revenons à notre mouton!

Saint Anselm est un collège théologique comme on n'en fait plus. Installé dans une austère et vieille bâtisse victorienne au bord d'une falaise, qui commence sérieusement à lui lécher les pieds, loin de tout, on y abrite quelques séminaristes qui visent à devenir prêtres. Or l'un d'eux est retrouvé mort, happé par la falaise, ses vêtements, bien pliés à ses côtés. Suicide? Accident? Meurtre? Ce qui est sur, c'est que cette mort n'arrange pas les affaires du collège et de son directeur le père Sébastien Morel. Considéré comme obsolète et élitiste, l'Eglise cherche un prétexte pour fermer l'établissement, et cette mort pourrait bien précipiter les choses.
De plus, le père du jeune homme qui a trouvé la mort, un riche homme d'affaire, ne se satisfait pas de l'enquête qui a conclu à l'accident, et ordonne quasiment à Scotland Yard d'enquêter.
Le commandant Adam Dalgliesh, héros récurrent de l'auteur est donc embarqué dans une nouvelle enquête, où il doit marcher sur des œufs pour ne pas blesser les sensibilités, et pour ne pas effrayer le possible assassin qui croit s'en être tiré.

Quoi dire de plus? C'est un bon polar "à l'ancienne" bien mené, rythmé, dans la tradition anglaise. L'intrigue n'est pas cousue de fil blanc, et on voit les nœuds du problèmes s’emmêler puis se démêler au fil des pages.
C'est agréable à lire, ça nous tient en haleine, et ça donne envie d'en lire d'autres de la série...comme un bon Agatha Christie, même si on n'égalera jamais, ni ne dépassera cette maîtresse en la matière.
Bref, un bon moment, à lire avec du thé, pour être dans l'ambiance, car même au XXIe siècle, les anglais ne dérogent jamais au five o'clock!!

dimanche 10 février 2013

Arretez-moi là ! - Iain LEVISON

J'avais entendu parlé de ce livre par Elodie Fondacci, l'une des charmantes et délicieuses animatrices de Radio Classique, qui a un talent certain pour raconter les histoires et pour présenter les livres du weekend. Ainsi donc, il y a maintenant facilement quelques mois, elle avait présenté ce livre dans le cadre de sa rubrique. Et, si, finalement, je l'ai acheté sur les conseils de la libraire, je me suis souvenue au fil de ma lecture de cette première rencontre, et ça m'a motivée encore plus!!
Bref, comme pour Meurtres au manoir, la libraire m'a également conseillé celui-ci face à mes vœux de polars loufoques.
Arrêtez moi là !, C'est la phrase qu'entendent 50 fois par jour tous les chauffeurs de taxi.
Or, nous voilà partis avec Jeff Sutton, chauffeur de taxi sans histoire et plutôt charitable. Un soir comme les autres, il prend une passagère à l'aéroport pour la ramener en ville. Super, une course juteuse. Puis, comme elle n'a pas assez de liquide sur elle pour payer, il patiente quelques instants dans son salon, le temps qu'elle aille chercher l'argent. La maison est belle, dans un beau quartier, et lui-même ancien poseur de fenêtres, il admire le travail, en ouvrant et en en refermant une afin de voir si elle porte bien la petite signature de la marque, gage d'un boulot de qualité comme il le faisait avant d'être taxi. 
Puis, en rentrant, il remarque deux jeunes femmes complétement ivres qui titubent en faisant du stop, et comme il est gentil, et que c'est sur son chemin, il les ramène gratuitement à leur résidence, histoire qu'elles ne tombent pas malencontreusement sur quelqu'un de moins bien intentionné puisqu'il est très tard dans la nuit.
Mais pas de chance, l'une d'elle répand ses hauts le cœur sur la banquette et en rentrant au garage, il est de corvée de nettoyage du taxi, à la vapeur même, histoire de bien tout faire partir.
Oui, mais voilà, le lendemain ou le surlendemain, au cours de ses jours de repos, la police frappe à sa porte, et l’arrête! Motif, l'enlèvement de la fille de la dame qu'il a chargée à l'aéroport.
Quelques conseils : 
1- ne JAMAIS toucher les fenêtres des gens, surtout chez les inconnus
2- ne JAMAIS nettoyer son taxi (ou sa voiture) à fond et en profondeur à la vapeur après avoir touché la fenêtre de quelqu'un
3- ne JAMAIS sous-estimer la capacité de la police à se gourer et à vouloir clore l'affaire le plus vite possible surtout si le coupable idéal est servi sur un plateau.

Voilà comment grâce à la mésaventure (enfin bon,c'est gentillet comme terme!) de Jeff Sutton, nous dérivons au coeur du système américain, des commissariats de quartier au couloir de la mort, en compagnie d'un innocent qui porte sur tout ça un regard d'abord amusé, puis révolté, puis impuissant, et enfin complétement décalé et déphasé même. 
C'est un très bon roman, autant le dire tout de suite. Je l'ai dévoré en 2 jours.
C'est un bon roman dérangeant quand même! Je n'ai pas pu m’empêcher de frémir à l'idée que pendant que la police s'acharne à faire coller les preuves à Jeff Sutton, elle ne recherche pas vraiment le kidnappeur de la petite fille! Et qu'elle préfère au bout de quelques temps décréter que Sutton l'a tuée et enterrée quelque part plutôt que d'explorer d'autres pistes.
Mais le ton, si il est plus que cynique et ironique, est agréable à lire. L'auteur réussit, vous l'aurez compris, à nous faire nous sentir concerné!
Pour le côté loufoque, bon, c'est pas tout à fait ça non plus, il faut bien le dire. Oui, le héros a un point de vue décalé sur les choses, mais sa situation ne prête pas tout à fait à rire quand même.
Un bon polar donc, presque un documentaire (et ça, c'est pas rassurant!). 

dimanche 27 janvier 2013

Meurtres au manoir - Willa MARSH

Envie d'un petit polar à la sauce british? et un peu loufoco-mystique?
Alors, peut-être pouvez vous vous penchez sur Meurtres au manoir... Je cherchais un bouquin un peu décalé, genre polar, mais genre un peu barj, et la libraire m'a conseillé "Meurtres entre sœurs' de Marcia Willett. Et puis elle ne l'avait plus, alors elle m'a conseillé celui-là, du même auteur (mais autre pseudo!)

Meurtres au manoir, c'est l'histoire de Clarissa, trentenaire celibataire qui s'ennuie et qui rencontre Thomas, un jeune veuf propriétaire d'un grand et beau domaine dans la campagne anglaise.
Entre eux, ça marche, elle rêve de devenir une de ces femmes bourgeoises en bottes de cheval et lui la trouve charmante et attirante, tout à fait ce qu'il lui faut pour raviver sa vie terne depuis la mort de sa femme.
Voilà donc que Clarissa débarque dans le beau manoir... où Thomas vit avec sa fille (qui veut devenir bonne soeur et qui voit des fantômes dans la maison) et avec ses deux vieilles tantes, jupes en laine et vestes en tweed, très souriantes et accueillantes, mais un rien comploteuses.
D'ailleurs les deux petites vieilles sur la couverture sont assez comme je me les imagine.

Humour noir, complot et arsenic, voilà la promesse de ce livre.
Humour noir, heuuuuu, vous avez dit "humour"? bon, c'est un livre plaisant, certes, mais pas à se tordre non plus, et question humour noir, Le magasin des suicides est beaucoup plus savoureux.
Complot, ah ça pour ça...je dirais même complotS, car tout le monde complote contre tout le monde ou presque!! 
Arsenic...bon en fait ce sont plus des herbes et des potions hand made, mais c'est efficace quand même! Une bonne tisane de tati Gwyneth et vous dormez comme un bébé (ou pire!)!!

Mon avis : comme je l'ai dit, ce livre est plaisant et je ne l'ai pas laché. Mais il n'est pas inoubliable non plus. C'est un bon polar, mais je ne sais pas si c'est moi ou pas, mais si je ne l'ai pas laché, c'est surtout parceque je me faisais beaucoup beaucoup de soucis pour l'héroïne, et le danger ne vient pas forcément de là où on pourrait le croire.
C'est un livre un peu stressant en fait. Tout le monde est tellement en train de prendre le pas/le contrôle sur les autres, que ça plante une atmosphère assez pesante en fin de compte. Pesante, et néanmoins assez sympathique. et ça marche, puisqu'on le lit vite, pour savoir la fin! En fait, j'ai retrouvé certains aspects de Rebecca de Daphné du Maurier (ça c'est un bouquin +++++), le jeune veuf torturé, la maison inquiétante, l'impression de ne jamais être vraiment chez soi...
Bon les personnages sont peut-être un peu caricaturaux dans leurs travers, Clarissa est un peu nunuche, Georgy (la best friend, pas si best que ça!!) vraiment spéciale, et finalement, les deux personnages les plus savoureux, ce sont les vieilles tantes qui ne sont pas assez au cœur de l'action à mon avis!!
Mais bon, malgré tout, pas mal. Si je tombe dessus à l'occasion je lirais Meurtres entre sœurs...