vendredi 31 janvier 2014

# Lire_ Le Saut de Tibère - Gilda PIERSANTI

Pardonnez ma si longue absence... je me suis mise à tricoter, et du coup, je lis beaucoup moins ces temps-ci puisque, clairement, on ne peut pas faire les deux en même temps!

Je voudrais vous parler aujourd'hui d'un roman policier d'une écrivaine fraco-italienne, Gilda Piersanti, qui a déjà une bonne dizaine de livres policiers reconnus à son actif, même si c'est le premier que je lis.

La couverture m'a beaucoup plu, et la délicatesse et l'émotion qui se dégage de cette statue m'a tout de suite attirée.

L'histoire : Le corps d’une jeune fille est retrouvé à Capri, sous une énorme cloche. La pauvre est transpercée par une sorte de flèche et semble morte depuis longtemps. On s'aperçoit vite qu'il s'agit de la jeune fille qui avait disparu onze ans plus tôt, un soir, de façon inexplicable. Enfin, si, puisque la dernière personne à l'avoir vu en vie se trouve être le fils du chef du clan de la camorra de l'île, et qui s'était alors enfuit d'Italie immédiatement. Louche? Coupable? Il y a des chances... Mais il disparaît alors complétement, et la jeune fille n'est jamais retrouvée... Pourquoi alors, 11 ans plus tard, le corps réapparait-il? 
Mariella De Luca, qui est l'héroïne récurrente de l'auteur, et qui après avoir été inspectrice à Rome, se retrouve être un des pionniers d'Europol, la version européenne d'Interpol, est chargée de l'enquête lorsqu'on s'aperçoit que d'autres corps sont retrouvés partout en Europe,  marqués de la même signature : une sorte de flèche est plantée dans la victime. Ce serait donc l'oeuvre d'un serial killer...vite baptisé Le Sagittaire.

Serial Killer? Mafia? ou les deux? L'affaire est complexe. Le suspect du meurtre de la jeune fille peut-il être Le Sagittaire? Ce fils à papa, joli garçon, mais un peu perturbé? D'ailleurs les meurtres du Sagittaire ont commencés il y a 11 ans. Coïncidence? La jeune fille serait-elle le point 0, le début d'une carrière? Et si ce n'était pas lui?
Que de questions auxquelles notre inspectrice va devoir se frotter, sachant que s'intéresser de près ou même de loin à la camorra n'est jamais une très bonne idée, surtout sur une petite île, où tout se sait, tout le monde se connait, où une famille fait la loi, et où tout le monde à peur des représailles. Qui est fidèle? Qui va trahir? Qui est "clean" et qui ne l'est pas?

Ce que j'en ai pensé : Déjà, je l'ai lu vite, ce qui est bon signe en général. Quand on est "pris" dans un livre, on ne traînasse pas. Celà dit, le livre manque peut-être un peu de rythme au début. On ne s'ennuie pas mais, on aimerait que ce soit un peu plus tendu, un peu haletant surtout compte tenu de ce qui se passe.
A part ce petit reproche, j'ai trouvé que c'était un bon polar, original, car on se retrouve vite dans la tête du Sagittaire, ce qui est assez déstabilisant.
On passe ainsi du point de vue "normal" des enquêteurs, et de Mariella, à celui du tueur, perturbé, un rien psychotique, et totalement névrosé. 
Et il fait froid dans le dos ce Sagittaire, intelligent, sans limite, surtout quand il commence à s'intéresser de près à Mariella... brrr.
La vie à Capri parait moins idyllique que prévu, et on ressent bien le poids de la mafia sur une petite communauté.
On comprend aussi comment on devient un tueur en série, comment un esprit fragile peut être fracassé par l'entourage, par la vie et par les moqueries de l'enfance...et ça aussi, ça fait assez froid dans le dos. Tuer pour se prouver à soi même d'abord, et au autres ensuite qu'on existe, et qu'on est puissant. Que vous pouvez penser ce que vous voulez, et le prendre pour un imbécile invisible, pour une loque, lui sait, il sait que dès que vous baisserez la garde, il vous aura. 

En refermant le livre, je me suis demandé comment une femme pouvait être à ce point là rentrée dans la tête d'un tueur, et d'un tueur de femmes en plus.

Bref, c'est un bon polar, bien écrit, et "peu commun" parce qu'on y est déstabilisé, malmené et qu'on devient presque un peu schizophrène entre le bien et le mal.
Ahhh l'Italie, Capri, le bon vin, les pizzas, la mafia et les tueurs en série.....

lundi 25 novembre 2013

# Lire_ Les Gens Heureux lisent et boivent du café - Agnès MARTIN-LUGAND


Voilà un des livres qui ont accompagné mes vacances au bord de la mer. Je suis tombée dessus grâce à une promotion sur les nouveauté epub sur le site de la fnac et sincèrement je pense que si il n'avait pas attiré mon attention par son petit prix, je ne l'aurai pas remarqué, mais parfois, les petits hasards font bien les choses...
C'est un premier roman, auto-édité sur Internet au départ, puis au regard du succès, édité par Michel Lafont. Donc, avant même de l'ouvrir, je trouve que ce livre a une jolie histoire (que je ne connaissais pas avant de le lire, je me suis renseignée ensuite). Il est tellement difficile aujourd'hui d'être écrivain. ça a probablement toujours été le cas, mais les maisons d'éditions aujourd'hui connaissent la crise, et prennent de moins en moins de risques. La solution de l'auto-édition grâce à Internet permet au moins à ces auteurs, qui auraient (ou qui ont) été refusés partout ailleurs d'être lus. Et de temps en temps, le seul risque est de tomber sur une petite pépite. Bref...

Les gens heureux lisent et boivent du café. J'aime les titres étranges et longs, je ne sais pas pourquoi! Celui là me plait, encore que ne buvant pas de café moi-même...ça implique que je ne suis pas tout à fait heureuse!! 

C'est l'histoire d'une reconstruction... d'un drame si terrible qui surgit dans la vie de notre héroïne que la seule façon pour elle de respirer à nouveau, de sortir la tête de l'eau, c'est de partir, loin. Dans un pays dur, en Irlande. Oublier... non, impossible. Lui, elle l'aimait tant, et elle, petite chérie toujours si gaie, elle la porte à jamais en elle. Diane a perdu son mari et sa petite fille. Accident de voiture. Brutal. Inattendu. Comment peut-on se relever après ça ? Comment continuer à vivre là où ils ont vécus, entouré de leur souvenir ? Peut-être le pourra t'elle, plus tard, beaucoup plus tard, mais pour le moment, même vivre sans eux semble impensable.
C'est pourquoi Diane décide de s'enfuir, loin, dans un autre pays, un autre paysage. Pas pour oublier mais pour reprendre son souffle. 
Là bas, en Irlande, dans ce climat froid, au bord de cette mer tortueuse, elle va rencontrer une autre vie qui lui permettra -peut-être- de retrouver la sienne. Une vie simple, loin de Paris, loin de l'agitation, du paraître et trouver des gens heureux, simples et généreux qui vont l'aider à renaître. 
Un voisin bougon et torturé aussi... insupportable, mais qui va lui permettre de sortir de sa torpeur et de se relever, de ne plus être un fantôme ou une victime. 

Mon avis : C'est un livre charmant, émouvant et joyeux malgré tout. 
Le pitch a l'air lourd, et oui, c'est vrai l'arrière plan est dur, et j'ai pleuré quasiment à chaque fois que Diane repense ou parle de son passé. 
Mais j'ai savouré cette Irlande, ces voisins charmants, la plage et la mer. J'ai pétillé à chaque rencontre entre Diane et son vilain voisin, qui lui aussi est en reconstruction. J'ai aimé la manière dont la souffrance réussit pas à pas à se transformer en envie, envie de vivre, en envie de lui aussi. 
Bref, c'est un petit livre (250 pages environ), qui passe trop vite. Qui rappelle qu'en dépit des terribles épreuves que la vie met sur notre chemin, chacun de nous a en lui la force de les surmonter et de continuer. Sans oublier. 
J'ai juste été déçue (en fait frustrée) par la fin, trop rapide à mon goût et mon côté fleur bleue aurait aimé un petit chapitre de plus, un épilogue... rien que pour voir Diane se réinstaller dans sa vie. Mais l'auteure est restée pudique, et c'est tout à son honneur.

J'ai juste une remarque pour la maison d'édition et le graphiste de la couverture. Je trouve que quand même, c'est tout à fait copié ou du moins trèèès largement inspiré par celle du livre de Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit, grand succès de l'année dernière. C'est probablement pour attirer l’œil sur ce livre là, pour "surfer" un peu sur le succès mais je trouve ça pas terrible...un peu facile disons. Je n'ai pas lu Rien ne s'oppose à la nuit, mais j'imagine qu'il est très différent. C'est un peu comme si malgré le succès sur internet, la maison d'éditions ne faisait pas confiance au livre et le déguisait pour l'aider un peu. J'aurai préféré qu'il ai une vraie couverture, rien qu'à lui. Celle-ci est trop "coup de pub" pour moi! Voyez-vous même  :




vendredi 27 septembre 2013

#Lire_Complètement cramé! - Gilles LEGARDINIER

Comme promis, parlons de Complètement cramé! qui pour le coup, ne faisons pas durer le suspense inutilement, est un gros gros gros coup de cœur. 

Hum! Outre le chat sur la couverture, qui m'a une fois de plus attirée comme une lampe attire un papillon (et d'ailleurs, là, dans l'histoire il y a bien un chat!), j'ai eu très envie de le lire ayant beaucoup aimé le premier.

L'histoire est très différente cependant, mais à mon avis, plus touchante. En tout cas, moi elle m'a vraiment touchée. 
Andrew Blake est un homme qui a réussit dans la vie, il est à la tête d'une grande entreprise en Angleterre  et profite d'un bon train de vie et de la reconnaissance de ses pairs. Il a une fille, qui vis loin, aux Etats-Unis, depuis la mort de sa femme, qui lui manque d'ailleurs beaucoup.
Mais sa vie, bien réglée, qui lui apportait du bonheur quand il le partageait avec son épouse et sa fille, l'ennuie profondément aujourd'hui. Même son ami Richard avec qui il partage tout, avec qui il rit depuis 60 ans ne parvient pas à le sortir de cette espèce de léthargie nostalgique du passé et de sa morosité. 
Sur un coup de tête, il décide de partir, de retourner en France, là où il a connu sa chère épouse. Il laisse tout derrière lui, donnant les commandes de son entreprise à son assistante en qui il a toute confiance (il n'est pas fou non plus!).
Il se fait alors engager comme majordome dans une vielle maison, un peu reculée. La propriétaire est une sexagénaire veuve, mystérieuse, charmante mais perdue, la cuisinière un cerbère, la femme de chambre une charmante jeune femme abandonnée par son copain, et le jardinier est bourru et un rien sauvage. 
Et là, Andrew change de vie, il n'est plus lui avec tous ses lourds souvenirs, il est un nouveau lui, un majordome, en charge d'une maison où "tout fout l'camp" et décide de reprendre la barre et de ne pas laisser sa patronne sombrer dans ses souvenirs à elle, et déserter la réalité.
Il retrouve une raison de vivre.... pleins même en fait. Il faut sauver la patronne d'elle même, apprivoiser la cuisinière, consoler la petite femme de chambre, faire les 400 coups avec le jardinier.... bref, pas moyen de s'ennuyer ni de ressasser les mauvaises pensées.

Mon avis : Vous le connaissez. J'étais triste de refermer le livre, au fil des pages je me suis attachée à tous les personnages, et je ne voulais pas les quitter. C'est presque un roman à huit clos, qui ne sort pas du domaine, mais j'y étais vraiment bien.
C'est l'histoire d'une renaissance, qui ne se produit que lorsque Andrew arrive à quitter son lui-même pour se consacrer aux autres. En se mêlant des affaires des autres, il se sauve lui-même. Bref, c'est une belle histoire, drôle et émouvante à la fois. Attachante.
J'ai spécialement adoré la nouvelle méthode de lecture inventée pour faire lire un gamin des cités!!! J'ai adoré la fête d'Halloween, bref, je les ais tous adorés....et un jour, une suite qui me ferais retrouver ces personnages ne me déplairait pas du tout!! j'en veux ENCORE!!
(D'ailleurs, un nouveau "livre à chat" de cet auteur sort mi-octobre! L'histoire tourne autour d'un groupe d'amis bacheliers et de l'été qui change leurs vies apparemment!! Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que ça va être top!)

jeudi 26 septembre 2013

# Lire_ Demain j'arrête! Gilles LEGARDINIER

Oui, je sais, tout le monde a lu ce livre récemment et tout le monde en a parlé, et peut-être n'avez vous pas envie de lire un énième article dessus. Je comprends. Néanmoins, pour mes deux lecteurs qui ne lisent aucun autre blog de lecture, je vais le faire quand même... ce serait bête qu'ils passent à côté n'est-ce pas ?

Évidemment, comme tout le monde (je ne suis pas une fille originale!), j'ai d'abord été attirée par la couverture; ce chat qui fait la tronche dans son bonnet péruvien et sur fond rose, avouons le c'est de la com qui tue! et qui marche! Surtout qu'il n'y a pas de chat dans l'histoire ou presque!

L'Histoire : Nous partageons un petit bout de la vie de Julie, jeune femme ordinaire mais néanmoins rigolote, qui traine avec elle tous les travers d'une fille rêveuse, trentenaire (ou presque) et célibataire.
Là, j'entends déjà les garçons râler *encore un livre de fille*. Certes, la couv est rose (et puis bien rose comme il faut), certes l'héroïne est une fille MAIS c'est écrit par un homme, alors ça s'équilibre,non?
Revenons à nos moutons. Julie donc, banquière, en as ras-le bol de son job emmerdant, s'ennuie un peu et découvre sur les boites au lettres qu'elle a un nouveau voisin... un certain Ricardo Patatras. Elle trouve ce nom tellement incroyable et évocateur qu'elle commence à s'imaginer tout et surtout n'importe quoi sur lui, et se met en tête de 1- voir à quoi il ressemble et 2- connaître sa vie et percer le mystère Ricardo Patatras, qui à son grand malheur est discret et plutôt secret.
Dans la mesure où elle ne manque ni d'imagination, ni d'audace d'une certaine manière....mais à mon avis, ça frôle davantage l'inconscience, je vous laisse imaginer le nombre de chose invraisemblables, délirantes, folles, parfois ridicules et déjantées qu'elle va faire pour le rencontrer puis pour le séduire.

Mon avis : Tout le monde a adoré ce bouquin... et je comprend. Je me suis bien amusée à le lire, j'ai ris, parfois aux éclats (une histoire de levure de bière - vous comprendrez si vous lisez), je me suis laissée prendre par le rythme et l'écriture légère de ce livre.
Si j'avais écris cet article juste après la lecture, j'aurai  écris "Coup de Coeur", mais comme depuis j'ai lu le second livre du même genre (mais pas avec les mêmes héros du tout) de Gilles Legardinier, que j'ai Encore plus aimé, je vais dire que c'est un très bon livre, vraiment drôle, qui permet de passer un excellent moment.
Si vous avez besoin d'une dose de bonne humeur, si vous vous trouvez parfois nul(le), gaffeur (gaffeuse), empoté(e), ce livre est pour vous, vous vous sentirez moins seul... et même probablement vous trouverez que vous n'êtes pas si pire...parce que Julie, elle a du niveau!
Et je vous reparle donc de Complétement Cramé ! (Le deuxième livre) très très vite.

mercredi 25 septembre 2013

# Idée Sortie_La mécanique des dessous aux Arts Décoratifs

Premier billet pour une idée sortie, j'espère qu'il vous plaira et surtout que ça vous donnera envie.

Je vous propose donc  La Mécanique des dessous au Musée des Arts Décoratifs de Paris.
Image : Musée des Arts Décoratifs
Cette exposition, très bien scénographiée, vous propose un voyage dans les dessous, féminins ou masculins (pour une fois pas de jaloux) depuis la renaissance jusqu'à nos jours et plus particulièrement dans les dessous "avec artifice". 
Bien-sur, on découvre les corsets, et l'évolution de la silhouette féminine à travers les époques, mais aussi les faux-culs, les paniers, les serres-taille.... Et encore mieux, plus étonnant et beaucoup moins connus : les serres-taille pour hommes, les impressionnantes braguettes et coques de la Renaissance, les rembourres-mollets, les plastrons pour que ces messieurs se donnent de l'allure et "du pigeon" (si si vous savez, un beau torse bombé).
Bref...que ne fait-on pas subir à notre corps pour être beau, pour être à la mode. Vous verrez, on peine aujourd'hui à imaginer que certaines silhouettes ont pu un jour être le summum de l'élégance et de la beauté... 

L'exposition est très bien faite, on voit à la fois les robes ou les manteaux, tenues, pourpoints, et ce qu'il y a dessous, souvent en parallèle avec une version "mécanisée" du système pour que le visiteur puisse bien se représenter l'objet et la manière dont on le met et dont on le porte.

Vous pourrez en outre vous amuser à essayer certains modèles : une fraise, une crinoline, un corset, un faux-cul, ... pour vous rendre compte de l'effet porté!
J'ai essayé le faux-cul, c'est rigolo et c'est probablement la seule chose "portable", bien qu'évidemment, on ne puisse plus s'asseoir...ou presque. 
Images Musée des Arts Décoratifs
J'espère que ça vous aura donné envie d'aller y faire un tour.
J'ai beaucoup aimé cette expo, j'ai adoré voir et revoir les publicités de lingerie depuis le début du siècle...et constater que oui, à une certaine époque, le slip kangourou était considéré comme viril et le cœur-croisé comme extrêmement glamour et sexy...
Je reste relativement contente de ma lingerie actuelle en revanche....même si la période Pin-Up est assez marrante et les corsets magnifiques.
A bientôt

lundi 23 septembre 2013

La Parole Perdue - Violette CABESOS et Frédéric LENOIR

Si vous me suivez, vous savez que La promesse de l'ange, le premier livre de ce duo d'auteurs m'avait beaucoup plu, et que j'avais hâte de lire la suite.
Nous retrouvons donc dans La parole perdue notre archéologue Johanna, 5 ans après le premier livre, à Vezelay, en Bourgogne en compagnie de sa petite fille Romane. 
(Vezelay, pour ceux qui l'ignore, est un petit village perché, sur lequel règne une sublime basilique du XIIe siècle dédiée à Sainte Marie-Madeleine. Elle est notamment célèbre pour sa restauration au XIXe siècle par l'architecte Viollet-le-Duc.)
Johanna a donc quitté son éprouvant chantier du Mont-Saint-Michel pour une vie plus calme à la campagne où elle élève sa fille.
Pourtant, Romane passe des nuits agitées, très agitées et dépéri à vue d’œil sans se souvenir le matin qu'elle était à l'agonie pendant la nuit.
A des milliers de kilomètres de là, Tom, un ami archéologue, fouille à Pompéi et comme sa collègue des années plus tôt, se retrouve confronté à la disparition violente de certains de ses collègues, assassinés et retrouvés dans le lupanar ou la Villa des Mystère...
Qu'est ce qui peut bien lier Romane à Vezelay et Tom à Pompéi??

Comme dans le premier livre, intrigues actuelle et historique s’entremêlent et cette fois se croisent l'histoire de Johanna et de Romane, celle de Livia, jeune romaine de 9 ans, chrétienne, à l'époque du Christ et de ses apôtres et où les gens de son espèce sont pourchassés, et celle d'un frère (que l'on connait bien) de l'abbaye de Cluny, en voyage et en visite à Vezelay au temps de sa construction.

Cette parole perdue, message antique que le monde tente de retrouver aujourd'hui est à l'origine des rebondissements de la vie de nos 4 héros - Livia d'abord qui porte sur ses épaules tout le poids de sa religion et des persécutions romaines qui doit transmettre un message à l'apôtre Paul, Frère Roman, qui se retrouve lui aussi confronté à ses mots et les cache pour les protéger et enfin Johanna et Romane, pour qui ces mots perdus ont une importance vitale puisque la santé de Romane semble en dépendre....

Comme le précédent, ce livre m'a enchanté. Plus encore même certainement. L'intrigue est bien menée, les histoires se croisent et se rencontrent habilement, et on s'attache à tous les personnages. J'ai vraiment été happée par l'histoire de Livia qui se retrouve ballotée de Rome à Pompéi et qui témoigne des persécutions à l'encontre des chrétiens à l'époque romaine. 
Ce livre est construit de la même manière que le premier, et dans cela, il ne surprend pas mais se place plutôt dans une continuité, il permet également découvrir une nouvelle époque, l'Antiquité.
Bref, j'ai beaucoup beaucoup aimé ce livre et j'aimerai vraiment que ces deux essais se transforment en série, même si je pense qu'on a exploré tout le potentiel mystique des rêves de Johanna ou de Romane. nul besoin que l'une ai des cauchemars ou l'autre manque de mourir de fièvre chaque nuit pour faire un parallèle entre le passé et le présent.
J'ai très envie de retrouver Johanna ailleurs, de voire Romane grandir et de visiter d'autres hauts lieux médiévaux de notre patrimoine français. 

Pour finir, voici quelques images de Vezelay et de Pompéi : 
Bon, les images "dépassent" mais tant pis, je préfère qu'on les voit bien plutôt que de les mettre en tout petit.

vendredi 2 août 2013

La Promesse de l'Ange - Violette CABESOS et Frédéric LENOIR

Continuons dans la lancée "l'été je lis des polars et des livres divertissants". Cette fois, c'est en fouinant sur le site de la Fnac qui j'ai dégoté ce petit polar historique bien sympathique. Violette Cabesos, je ne la connaissais pas, en revanche, Frédéric Lenoir, si. Frédéric Lenoir, c'est le rédac-chef du magazine Le Monde des Religions, et j'ai déjà eu l'occasion de croiser certains de ses livres, toujours autour du thèmes des grandes religions, qui sont toujours justes, sans jugement ni comparaison malvenue. Bref, je me suis dit qu'un roman co-écrit par Frédéric Lenoir, ça pouvait être sympatoche, et surtout sérieux!

La quatrième de couverture était alléchante, et c'était un coup de coeur des vendeurs. A priori, du bon! 

L'HISTOIRE - L’héroïne est une jeune archéologue, qui se prénomme Johanna, et qui dans son enfance faisait de drôle de cauchemars avec des moines dedans. Lorsque son amant l'emmène en week-end surprise au Mont Saint-Michel, ses angoisses remontent, ses cauchemars aussi. Elle en est persuadée, elle a un lien avec cet endroit. Pourtant, elle n'y est venue qu'une fois, petite, et elle voit dans ses rêves des endroits qu'elle n'a pourtant jamais vu de ses yeux.Un chantier de fouille fini par l'amener au Mont définitivement, et au fil des recherches et des découvertes de son équipe, la tension monte. Un des archéologues sous sa direction meurt brusquement, accident? Ou quelqu'un aurait-il tout intérêt à ce que les fouilles ne continuent pas??

Parallèlement à l'histoire de Johanna, se déroule l'histoire de la construction du Mont, au XIe siècle, une abbaye fabuleuse, unique en son genre, et perchée sur un rocher au cœur des éléments souvent déchainés... à l'endroit où l'archange Michel l'a souhaité. L'action du XIe siècle se concentre autour du moine bâtisseur, Frère Roman, qui ne vit que pour la construction de cette oeuvre de Dieu, jusqu'à ce qu'il rencontre Moira, une guérisseuse qui tout en étant une fervente chrétienne, continue à honorer les anciens dieux celtes. Ce qui, au Moyen-Age, n'est pas forcément une très bonne chose...

MON AVIS - D'abord, j'aime beaucoup apprendre sans en avoir l'air. Donc, apprendre des choses sur le Moyen-Age, l'église de cette époque et l'architecture du Mont-Saint-Michel et son histoire grâce à un roman, ça me plaisait bien, dès le départ. Ensuite, évidemment, c'est bien écrit, et ce qu'on y lit est "de source sure" si je puis dire. L'association entre une romancière et un grand philosophe, grand spécialiste des religions, ça pourrait faire peur, mais là, non, ça marche, et plutôt du tonnerre. 
L'histoire est passionnante et prenante et on est vite happé par les deux histoires, le polar du XXIe siècle et l'épopée architecturale (et un peu sentimentale) du XIe. 
J'ai énormément appris, non seulement sur la culture chrétienne, mais aussi sur l'architecture du Mont, et ça m'a donné grandement envie d'aller le visiter, ce que j'ai fait étant petite avec mes parents, mais dont je n'ai pas le moindre souvenir (et heureusement, pas non plus de cauchemars de moine non plus!!).

Bref, j'ai beaucoup beaucoup aimé et le principe et l'histoire, et le sérieux du fond de l'intrigue! C'est un premier coup de coeur de l'été!

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